Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Johannes Brahms

dimanche 4 décembre 2016


Carnets sur sol

30 novembre

Winter is coming : après novembre, décembre

Carnets sur sol Oui, je suis un garçon cultivé, capable de citer les grands opus de la culture populaire. (Je n'ai d'ailleurs aucune idée de la référence précise à l'intérieur du scénario…) 1. Bilan d'octobre-novembre J'avais arrêté le dernier bilan, lors de la précédente notule d'annonce, au 20 octobre. Qu'on ne me dise pas que je n'ai pas été raisonnable : j'ai renoncé à voir le Dichterliebe avec harpe, le partenariat CNSM-Palerme dans Charpentier, des cours public de cor et de direction d'orchestre, le Second Trio de Mendelssohn par mes chouchoutes du Trio Sōra, Leyla McCalla dans son programme violoncellistique haïtien, les extraits d'Ariadne auf Naxos par un des orchestres du CNSM, la Neuvième de Mahler par l'Orchestre de l'Opéra, un bouquet de songs et mélodies par l'excellent ténor Charlesworth (de Lili Boulanger à Lennox Berkeley), une messe inédite d'Henri Frémart, quelques Histoires Sacrées de Bouzignac (atrocement documentées au disque), la reprise de la formidable production de Dido & Æneas venue de Rouen (avec Zaïcik en Didon et Mauillon en Magicienne !), des mélodies françaises accompagnées par Billy Eidi, la Neuvième de Beethoven par le Philharmonique de Strasbourg (et le Chœur de l'Orchestre de Paris), le récital parisien de la folkiste Weyes Blood, la délicate Légende de sainte Cécile de Chausson, le Septuor (pour quatuor et trois voix de femme) de Caplet… Et je m'apprête à m'éloigner du Fidelio HIP de Boyd, des extraordinaires variations sur El Pueblo unido de Frederic Rzewski (sans doute le cycle de variations le plus divers, accessible et complet qui soit !), des intermèdes de LULLY & Charpentier par Correas (avec Lombard & Dumora !), du Requiem de Pizzetti et d'un récital d'histoire du lied par L'Oiseleur des Longchamps. Car, croyez-le ou non, les spectacles ne sont pas la principale occupation des Lutins de céans, il y en a deux ou trois autres avant – et je ne mentionne même les contraintes additionnelles en raison de vilains déserteurs venus prêter main-forte à Qaanaaq pendant la haute saison. J'ai tout de même un peu occupé mon temps de façon avisée. Près d'une quinzaine de soirées depuis le dernier bilan. Il y a un peu de tout. ♥ Des inédits absolus : ♥♥ notamment des mélodies de Roland-Manuel (ami et biographe de Ravel, collaborateur de R. Strauss et Stravinski…) et Henriette Puig-Roget (organiste et accompagnatrice emblématique de l'ère Cluytens, pour faire simple), très belles, où l'on pouvait entendre de formidables jeunes chanteurs ; Cécile Madelin, plusieurs fois distinguées dans ces pages, dans le baroque français ou de le lied ; Edwin Fardini, un baryton-basse au rayonneent extraordinaire ; Brenda Poupard, un mezzo tout rond et délicat, d'un équilibre parfait ; ♥♥ ou bien la Messe d'Innocent Boutry (1661), uniquement donnée par Doulce Mémoire il y a vingt ans, jamais gravée, qui me donnera l'occasion de parler de l'esthétique de la messe musicale en province, au XVIIe siècle (notule minutieusement préparée…), mais aussi du nouvel ensemble spécialiste Le Vaisseau d'or, qui a en six mois d'existence acquis la maturité des plus grands [notule plus vaste en préparation] ; ♥♥ les sonates pour « piano et violon » d'Hérold et Godard, que je n'ai jamais vu passer au disque (ce doit probablement exister, vu la quantité de petits qui documentent la musique de chambre de tous les compositeurs un minimum célèbres) et qui ne sont en tout cas jamais données en concert. Couplées avec le passionnant et saisissant duo d'Alkan, et joués sur instruments d'époque (pianoforte, piano Érard, violons historiques montés en boyaux, diapasons spécifiques), à l'occasion de la soutenance de la thèse de Cécile Kubik sur l'inclusion des pratiques historiques du violon français dans les interprétations d'aujourd'hui. [notule ] ♣ D'autres bizarreries : ♣♣ Le Faune, Jeux et le Sacre du Printemps sur des instruments de facture française du début du XXe siècle, par Les Siècles, avec restitution et/ou inspiration chorégraphique de Nijinsky. Les chorégraphies inspirées ne sont pas très passionnantes (et l'originale plus intéressante que convaincante), mais l'équilibre spécifique des nouveaux, qu'on pourrait croire dérisoire, est réel – il révèle surtout, à cette époque, les progrès de facture (et apporte un surcroît de difficulté d'exécution à des œuvres déjà très exigeantes), mais ça renouvelle l'écoute, d'autant que Roth est un très grand chef capable d'en tirer parti. ♣♣ Lü Bu et Diao Chan, wuju (opéra de l'Ouest de la province du Zhejiang) par l'ensemble officiel chargé de la conservation de ce patrimoine. De l'opéra traditionnel chinois, très proche du kunqu (même instrumentarium, même construction avec dialogues chantants et numéros souples, même harmonie sans modulations, mêmes rythmes standardisés mais insaisissables, mêmes effets dramatiques – percussions de tension, chœur narratif en coulisse…). Simplement un peu plus de suona (hautbois chinois, celui avec le pavillon en métal). L'intrigue de cet opéra-ci est tiré de la matière historico-légendaire qui servit à l'établissement du roman Les Trois Royaumes. Pour les détails sur le genre (plutôt centré sur le kunqu), il existe une section spécifique dans CSS. ♪ De jeunes interprètes, futurs très grands de demain : ♫ Concert de l'ECMA, avec notamment le Trio avec piano Sōra et le Quatuor Bergen. [notule ] ♫ Concert de l'ECMA, avec notamment le Trio avec piano Zadig et le Quatuor Akilone. [notule ] ♫ Concerts au CNSM déjà mentionnés, avec Cécile Madelin, Edwin Fardini et Brenda Poupard. ♫ Clémence Barrabé enfin entendue en salle lors de l'anniversaire de l'ADAMI. (Petite déception en l'occurrence, la voix ne rayonne pas/plus comme je l'avais espéré, l'émission semble moins haute et claire, plus fondue. Mais elle conserve ses extraordinaires [r] uvulaires bien sûr.) ♫ Les Kapsber'girls, quatre à peine vingtenaires qui renouvellent, vraiment, l'approche des premiers airs de cour baroques italiens. Dans un programme autour des villanelles les plus facétieuses de Kapsberger et des saynètes de Merula et Strozzi, elles réactivent le texte (qu'elles racontent et communiquent, vraiment, rien à voir avec les plaintes standardisées qu'on se représente comme l'usage) et redonnent toute sa place aux effets de la rhétorique musicale (parodie de stile concitato chez Strozzi, servi par des passages en voix de poitrine ; mélismes qui ne sont pas décoratifs mais prolongent l'émotion, comme ces [i] guillerets d'ingioisce – « se réjouit » –, etc.). † Du théâtre exotique : †† Père (en réalité, ça se traduirait plutôt Le Père) de Strindberg à la Comédie-Française, mise en scène Depleschin. Très bien, surtout pour du Strindberg : thématique assez ibsenienne de dévoilement, le coup de théâtre et l'évolution psychologique en moins. Ça souffre de la comparaison, certes, mais c'est joliment fait (quoique d'une misogynie, ou plutôt d'une gynophobie assez délirante – une femme peut tenir l'Univers enserré dans ses projets innocemment maléfiques). Je l'ai fait malgré moi, voyez-vous. / C'est quelque chose qui est plus fort que moi. Ce genre de chose. En termes de réalisation, le bruit blanc de cordes frottées, suspendues à la même hauteur pendant 1h30, pour insuffler de la tension, est franchement très pénible dès qu'on se trouve sur les côtés, c'est-à-dire proche de la source d'amplification. Sérieusement, vous n'êtes pas capables de tenir une salle sans ce genre d'expédient ? Sinon, c'était très honnêtement joué, pas forcément varié (entre Kessler et Vuillermoz, forcément…), mais tout à fait opérant. †† Gens de Séoul 1909 de HIRATA Oriza, observation d'une famille de colons japonais. Complètement magnétique pour moi, mais il faut aimer la conversation gratuite. [notule ] †† Gens de Séoul 1919 de HIRATA Oriza. La même chose à dix ans d'écart (avec le début de l'indépendance coréenne), avec des chants en sus ! [compléments de Chris, d'autres à venir par DLM] ♠ Et, parce que je ne suis qu'humain, un peu de glotte et autres sinistres banalités : ♠♠ Sibelius 2 et Tchaïkovski 6 par le Philharmonique de Radio-France et Mikko Franck. Très bien. Sibelius joué très lyrique et discontinu, Tchaïkovski d'une emphase sans ironie. [notules : Tchaïkovski 6 , Sibelius 2 , interprétation ] ♠♠ Les Contes d'Hoffmann dans une édition prétendument Choudens et largement rectifiée par les découvertes (qui ont déjà 40 ans) de Fritz Oeser. Dans la plastique, originale, cohérente, saisissante et spectaculaire mise en scène Carsen, archi-rebattue, mais qui gagne vraiment, comme sa Rusalka, à être vue en salle. Avec Koutcher, Jaho, Aldrich, d'Oustrac, Vargas, R. Tagliavini, Lovighi, Briand, Lis… [deux notules : édition utilisée , interprètes ] ♠♠ Le Requiem de Verdi par Rhorer, avec un plateau enivrant : Vanina Santoni, Alisa Kolosova, Jean-François Borras, Ildebrando D'Arcangelo. Collaboration encore en rodage avec l'ONF (quantité de décalages, pas toujours bien gérés par le chef), qui m'a donné la matière pour beaucoup d'extraits sonores dans de futures notules – ce que c'est que d'accompagner un chanteur, la suite de la couverture vocale, le rapport timbre/projection, etc. Très belle soirée d'ailleurs, j'étais enchanté de réentendre l'œuvre, et aussi bien chantée. ♠♠ Soirée anniversaire de l'ADAMI (organisme de récolte des droits et promotion de jeunes artistes – bon sang, et ils dépensent l'argent de leurs cotisants en réunissants leurs anciens chouchous ?!). Programme assez original d'ailleurs pour ce type de pot-pourri, où j'ai le plaisir d'entendre pour la première fois en vrai Clémence Barrabé, de découvrir l'ampleur de Marc Scoffoni, de réentendre Mathieu Lécroart et quantité d'autres excellents chanteurs ou instrumentistes. Seul le chef, Brian Schembri, était véritablement redoutable – je croyais que c'était un chef dilettante choisi parmi les cadres musiciens de l'ADAMI, mais non, il est le principal chef du principal orchestre maltais, d'après sa biographie. Donc tant pis, pas de pitié, il y en a d'autres qui attendent la place. Ne pas arriver à suivre les chanteurs (pourtant disciplinés) dans de l'opéra XIXe est une chose, mais transformer des Verdi de maturité en fanfare aussi bruyante et vulgaire, c'est assez impressionnant… Sans chef, l'ONF aurait clairement fait mieux. Pour finir novembre, il me reste encore un programme d'airs de Kapsberger, Strozzi & Friends par les Kapsber'girls (avec gambe et guitare baroque, miam), ainsi que l'Iphigénie de Goethe. Je ne peux par ailleurs aller voir Metropolis accompagné par l'improvisation d'Escaich, lundi. Si cela intéresse quelqu'un, le concert étant (pour une fois) complet : voici . [passé et vendu] Bien, à présent que j'ai montré à quel point mes conseils sont géniaux (car c'était un peu mon agenda caché en vous détaillant ma vie ci-dessus), passons à ce qui vous sera peut-être utile : les repérages de décembre ! Nicolas POUSSIN, Le Triomphe des Arts ou la remise des Putti d'incarnat (Musée du Louvre.) 2. Il arrive le petit Décembre, il arrive ! Les petites gourmandises ne cessent pas tout à fait avec décembre. Voici une courte sélection de quelques pépites qui vous ont peut-être échappé. ► Œuvres rares, programmes originaux. ■ L'opéra chinois Le Roi Singe passe à Argenteuil (1er décembre). ■ Motets du milieu du XVIIe : Bertali et Froberger, véritables raretés, salle Turenne, ancien réfectoire des Invalides. Le 12. ■ Sonata da camera de Steffani (dommage, j'aurais tout lâché pour les airs chambristes !), cantate profane de Domenico Scarlatti. J.-Ch. Frisch et son ensemble XVIII-21, avec l'excellente Cyrille Gerstenhaber en soprano. ■ Histoires sacrées de Charpentier par l'ensemble Correspondances (avec Weynants, Richardot, Fa et une petite mise en scène de Huguet), Chapelle Royale de Versailles, le 14. ■ Programme de musique baroque sacrée latino-américaine de la Capella Mediterranea à la Chapelle Royale de Versailles, le 18. ■ Oratorio de Porpora à la Chapelle Royale de Versailles le 3. Beurk, mais il y aura Negri, Staskiewicz, Galou et l'excellent ensemble Les Accents, ce peut permettre de survivre. ■ Un opéra léger de Haydn, La Canterina, par les élèves du CNSM dirigés par Sigiswald Kuijken, avec une mise en scène. Les 9 et 10, également retransmis sur le site du conservatoire. ■ Oratorios de Mendelssohn (Élie) et Schumann (Le Paradis et la Péri) à la Philharmonie, on les entend peu en France. Le premier est peut-être bien le sommet du genre, et une des cîmes de Mendelssohn… Le second est un peu plus dans le reistre d'un Schumann opaque et poli, mais il contient de très belles choses (malgré un livret assez plat, prévisibilité du niveau des Trois petits cochons). ■ Mélodies de Gounod, Thomas et Bizet, airs de Paladilhe et David (et puis Rossini et Offenbach) par Chiara Skerath, le mardi 6 midi au Musée d'Orsay. ■ À l'exception d'une bizarre retransmission en décors (et chanteurs) naturels de France 3 il y a longtemps, la résurrection de L'Île du Rêve de Reynaldo Hahn, premier opéra du compositeur. Pas un chef d'œuvre, mais une très jolie chose, à redécouvrir à l'Athénée dans une très belle distribution francophone du 7 au 11. ■ L'Oiseleur des Longchamps propose un programme « algérien » de mélodies orientalisantes (avec des raretés absolues, parmi lesquelles du Dubois ou du Roland-Manuel), le 14, dans le théâtre byzantin de l'Hôtel de Béhague. ■ Le saisissant Stabat Mater de Szymanowski, l'une de ses œuvres les plus accessibles et les plus intenses, à la cathédrale des Invalides, le 11. Quelle saison, décidément ! ■ Suite des Comédiens de Kabalevski, Quatrième Symphonie de Nielsen par le Philharmonique de Radio-France (avec Vänskä, qui joue bien mieux cette musique que Sibelius !) le 2. ■ Naujalis, Čiurlionis, Eben, Mosolov à la cathédrale des Invalides, le 8. C'est un peu cher et l'acoustique n'est pas bonne hors des premiers rangs, mais le programme est sacrément intriguant. ■ L'ONDIF joue Chávez, Romero et Villa-Lobos à la Cité de la Musique le 13. Pas forcément de la grande musique, mais joué avec enthousiasme comme ce sera vraisemblablement le cas, ce peut être très chouette, parfait pour emmener un novice. ■ La transversale relativement banale Schumann / Kurtág dans la grande salle de répétition de la Philharmonie, le 16. Cette fois non avec les trios, mais avec les Microludes (son quatuor n°2, étrangement le plus joué – je trouve Officium breve, beaucoup plus rare, encore meilleur) et le Troisième Quatuor de Schumann, pour pas cher. ■ El Niño d'Adams, l'une de ses plus belles œuvres (quoique inégale), Nativité composite qui n'avait pas été rejouée en France, me semble-t-il, depuis sa création. Le 11 à la Philharmonie, avec le LSO de surcroît. ■ Deux concerts (gratuits) de musique contemporaine au CNSM, avec du Jarrell (Music for a While le 14 et autre couplage avec Dérive 1 et Leroux le 15). Par l'Ensemble ACJW. ► Interprètes et ensembles parrainés. ■ Pendant toute la première moitié de décembre, du jeudi au samedi, le Quatuor Hanson joue le Septième Quatuor de Beethoven à la salle Cortot (15€, à 20h). ■ Le Quatuor Arod joue à Tremblay-en-France les Quatuors n°13 de Schubert et n°15 de Beethoven (2 décembre, 19h). ■ Marie Perbost en récital à la BPI le 9 décembre (programme assez banal que vous pouvez retrouver dans l'agenda du CNSM ). Moins facile d'accès, elle chantera aussi le 15 au Petit-Palais, à 12h30. ■ L'excellent orchestre amateur (dont on ne peut pas vraiment entendre qu'il l'est…) Ut Cinquième donne, les 1, 3 et 4 décembre, la Septième Symphonie de Bruckner. ■ Blandine Staskiewicz chante des cantates italiennes de Haendel le 7 avec l'ensemble Pulcinella, salle Cortot. ■ Elle n'en a pas besoin, et je crois que tout glottophile digne de ce nom l'aura remarqué : Karita Mattila chante un bouquet de lieder amples au Châtelet (si le programme n'a pas été modifié depuis l'annonce de saison). Wagner, Brahms, R. Strauss et Berg, le 12. ► Cours publics. ■ CNSM : Joaquín Achúcarro (piano) en journée du 5 au 7, de même pour Barthold Kuijken le 15, Quatuor Ébène de 10h à 19h les 13 et 14, et cours de chant le soir avec Valérie Guillorit. ■ Conservatoire de Rueil-Malmaison : déclamation XVIIe siècle, en journée, les 1er et 12 décembre. ■ Rencontre entre Gérard Condé, Claude Abromont et François-Xavier Roth à propos de la Symphonie Fantastique de Berlioz, à la médiathèque Berlioz du CNSM, le 14 à 18h. ► Autres concerts gratuits. ■ L'Orchestre des Lauréats du CNSM (l'orchestre des déjà-diplômés/insérés, de niveau complètement professionnel) joue la Symphonie en ut de Bizet, la Sinfonietta de Britten, la Suite pour cordes de Janáček, dirigé par Jonathan Darlington ! ► Concerts participatifs. ■ Le 4, bal accompagné par l'Orchestre de Chambre de Paris au Centquatre (donc je suppose plutôt informel, pas trop de panique d'avoir revendu tous mes evening jackets et queues-de-pie). ■ Le 16, concert de l'Orchestre de Chambre de Paris où le public est invité à chanter pour les lullabies et carols qui complètent le programme. À la Philharmonie. Je crois qu'il y a des séances de préparation, mais ce doit être sold out depuis longtemps, il vous faudra donc y aller au talent. ► Théâtre. ■ Adaptation de Faust de Goethe au Ranelagh, pendant la seconde moitié du mois. ■ Adaptation de Faulkner à Herblay, le 11. Et plein d'autres choses à n'en pas douter. Si vous êtes curieux de ma sélection personnelle, elle apparaît en couleur dans le planning en fin de notule. Simon VOUET, Putto de CSS s'usant les yeux à la confection de l'agenda officiel (Musée du Louvre.) 3. Expositions Voici le fruit de mon relevé personnel, pas très original (je ne suis qu'un petit garçon pour les expositions, et il me reste tant de lieux permanents à découvrir), mais s'il vous inspire jamais… → Louvre – Bouchardon – 05/12 → Chantilly – Grand Condé – 02/01 → Cartier – Orchestre des Animaux – 08/01 → Custodia – Fragonard-David – 08/01 → École des Beaux-Arts – Pompéi – 13/01 → Orsay – Napoléon III – 15/01 → Petit-Palais – Wilde – 15/01 → Petit-Palais – La Paix – 15/01 → Louvre – Le Tessin – 16/01 → Guimet – Jade – 16/01 → Rodin – L'Enfer – 22/01 → Jacquemart-André – Rembrandt – 23/01 → Fontainebleau – Chambre de Napoléon – 23/01 → Delacroix – Sand – 23/01 → Judaïsme – Schönberg – 29/01 → Invalides – Guerres secrètes – 29/01 → Orangerie – Peinture américaine – 30/01 → Luxembourg – Fantin-Latour – 12/02 → Galliera – Collections – 17/02 → Arts Déco – Bauhaus – 26/02 → Dapper – Afrique – 17/06 → Histoire Naturelle – Ours – 19/06 → Histoire Naturelle – Trésors de la terre – jusqu'en 2018… Ce mois-ci fut très peu aventureux de mon côté : ♦ Bouchardon au Louvre, surtout des dessins préparatoires assez littéraux et quelques bustes qui ne valent pas mieux (muséographie indigente, au passage) ; ♦ la pompe Second Empire à Orsay, d'un goût… Napoléon III, mais la diversité du supports et quelques putti malfaisants méritent le détour ; ♦ collection Le Tessin au Louvre ; quantité de petits bijoux, crayonnés ou peints, figurant un badinage diversement innocent, absolument délicieux pour les amateurs de XVIIIe siècle ; ♦ mini-expos Puig-Roget et Roland-Manuel dans le hall des salles publiques du CNSM. Avec manuscrit de la première biographie de Ravel et carte postale rédigée par celui-ci, pour les plus fétichistes ; ♦ la seconde MacParis de l'année. Trouvé quelques photographes séduisants, mais l'impression de voir toutes les tendances depuis le début du XXe siècle : sous-Malévitch (oui, il y a des losanges blancs sur fond blanc à vendre…), sous-Basquiat, sous-art marxisto-dépressif engagé (tout en insultant le spectateur), poupées malsaines façon sous-Bourgeois, sous-Cartier-Bresson, photographies de ruines en pagaille (j'adore ça, mais on n'est pas exactement à l'avant-garde…), travailleurs de la matière brute, fausses perspectives, dessins avec jeux de mots… tout l'univers de l'art contemporain y passe (à l'exception notable des plasticiens-conceptuels, ce qui n'est pas précisément un mal). Le concept est néanmoins très sympathique : les artistes sont présents et ouverts à la discussion, très simplement, l'entrée est gratuite sur réservation, et on y propose aux visiteurs des crackers et du rouge bas de gamme, rien à voir avec les grandes cérémonies qui coûtent un bras (où les artistes exposés sont davantage dans les esthétiques à la mode et pas forcément meilleurs). Giovanni Battista TIEPOLO, Merveilles vues dans l'agenda de CSS (Musée du Louvre.) 4. Programme synoptique téléchargeable Comme les dernières fois : Les codes couleurs ne vous concernent pas davantage que d'ordinaire, j'ai simplement autre chose à faire que de les retirer de mon relevé personnel, en plus des entrées sur mes réunions professionnelles ou mes complots personnels. Néanmoins, pour plus de clarté : ◊ violet : prévu d'y aller ◊ bleu : souhaite y aller ◊ vert : incertain ◊ **** : place déjà achetée ◊ § : intéressé, mais n'irai probablement pas ◊ ¤ : n'irai pas, noté à titre de documentation ◊ (( : début de série ◊ )) : fin de série ◊ jaune : événement particulier ◊ rouge : à vendre / acheter Les bons soirs, vous pourrez toujours apercevoir mon profil imposant surplomber la plèbe rampante dans les escaliers clairsemés. Cliquez sur l'image pour faire apparaître le calendrier (téléchargeable, d'ailleurs, il suffit d'enregistrer la page html) dans une nouvelle fenêtre, avec tous les détails. Toutes les illustrations picturales de cette notule sont tirées de photographies du Fonds Řaděná pour l'Art Puttien, disponibles sous Licence Creative Commons CC BY 3.0 FR . Non, décidément, avec le planning (et les putti) de CSS, décembre est le mois le plus lumineux de l'année !

Classiquenews.com - Articles

29 novembre

CD, coffret événement, compte rendu critique. HARNONCOURT, The complete Sony recordings (61 cd, 3 dvd, SONY CLASSICAL).

CD, coffret événement, compte rendu critique. HARNONCOURT, The complete Sony recordings (61 cd, 3 dvd, SONY CLASSICAL). C’est l’événement crucial de la planète baroque en 2016 : la perte de l’un de ses plus efficaces et pertinents acteurs, actif depuis plus de 40 ans, défendant non sans raison, la vertu de la pratique historiquement informée et le jeu sur instruments d’époques : autant de moyens et d’éléments pour une vision renouvelée des répertoires et de leur interprétation ; Nikolaus Harnoncourt, penseur et théoricien de la musique (et pas que baroque) a démontré l’intelligence du questionnement permanent ; il a incarné et transmis au final une philosophie et une esthétique appliquées à la musique baroque certes, mais aussi romantique et au-delà. En définitive, le geste de Nikolaus Harnoncourt défend une vision et un art de vivre musical, fondées sur l’analyse critique, la recherche, la comparaison, la confrontation des sources, enfin l’expérimentation instrumentale. Cette approche dynamique contredit en vérité tout le système actuel des orchestres permanents dont les postures et l’usage des seuls instruments modernes posent aujourd’hui problème. Il semble que c’est en France que la leçon de Nikolaus a été la mieux entendue et comprise comme en témoigne l’abondance des orchestres sur instruments anciens, et surtout l’expérience pédagogique – immersion unique en Europe, du JOA, Jeune Orchestre de l’Abbaye, à Saintes : c’est la seule formation digne de ce nom, offrant les fondamentaux associant recherche, analyse, pratique, au sein d’un orchestre école, dirigé le plus souvent, pour ses sessions de musique classique ou romantique, sous la conduite d’un grand chef aguerri. VOIR notre reportage exclusif dédié aux 20 ans du JOA, Saintes HARNONCOURT L’EXPLORATEUR Pour l’heure, en cette période de fête et de cadeaux, SONY classical rend hommage au maestro qui nous a quitté en mars 2016, en récapitulant l’intégralité de sa discographie réalisée sous son label rouge, d’autant plus emblématique qu’il s’agit des ultimes accomplissements, soit un corpus qui subjugue par son ouverture (des répertoires) et aussi sa justesse stylistique (chez Mozart et Beethoven, les deux derniers compositeurs finalement servis et rééclaricis). Qu’avons nous concrètement dans ce coffret événement ? 61 cd, 3 dvd (dont le projet inédit Mission Mozart réalisé avec le pianiste Lang Lang, autre star du label, mais aussi la version de la Flûte enchantée présentée à Salzbourg en 2012 qui avait tant séduit par sa fraicheur bouleversante); des inédits validés par le chef (Cantates 26 et 36 de JS Bach, et Stabat Mater de Dvorak) ; surtout un somptueux « beau-livre », publication grand format, illustré de riches et magnifiques photographies du maestro légendaire au travail (soit un ouvrage spécialement édité par Sony classical de 140 pages. L’éditeur a ajouté les annotations autographes et les commentaires du Maître pour chaque enregistrement, dévoilant les intentions artistiques de chaque programme, sans omettre la publication d’entretiens et de clarifications pilotés par le chef offrant ainsi une synthèse magistrale de son approche des répertoires, des oeuvres, des écritures… Autant de notions qui s’avèrent aujourd’hui primordiales pour comprendre le legs artistique du Maestro. Particulièrement appréciés lors de notre découverte et consultation de cette somme éditoriale et discographique – jalons désormais majeurs d’un travail musicologique de premier plan : les Cantates de JS Bach, cd 1 et 2, ainsi que l’Oratorio de Noël (cd 3 et 4) ; Le Messie de Haendel (cd 7 et 8) ; pour Joseph Haydn : l’opéra Orlando Paladino (cd 9 et 10, bien meilleur que la version quasi contemporaine de René Jacobs, car Harnoncourt y distillle allusivement cette profondeur humaine, la conscience du gouffre, absente chez son confrère) ; les coffrets dédiés aux Symphonies parisiennes (cd 11, 12, 13), les oratorios La Création (cd 14 et 15), Les Saisons (cd 16 et 17) sont également incontournables. Généreusement représenté, Mozart s’impose ici par la richesse de l’interprétation, l’une des plus convaincantes, au concert comme à l’opéra : Symphonies de jeunesse (en tout 10 cd, de 18 à 29, dont chaque avancée orchestrale est mise en parallèle avec le contenu de la correspondance du jeune auteur à son père) ; La Haffner (cd 32) ; surtout la trilogie symphonique ultime : les 39, 40 et 41 que le maestro a réuni désormais en un « oratorio instrumental » (enregistrement CLIC de CLASSIQUENEWS lors de sa parution), les opéras des extrémités de la carrière mozartienne : Zaide (très rare donc apprécié, cd 30 et 31) et La Flûte enchantée déjà mentionnée. De Beethoven, nous distinguons les dernières réalisations du chef, véritable testament intime et spirituel : Symphonies 4 et 5 (cd 39), et dernier enregistrement paru au moment de sa disparition, l’étonnante, bouleversante, crépusculaire Missa Solemnis (cd 40 : les deux titres ont obtenu eux aussi le CLIC de CLASSIQUENEWS en 2016). Parmi les explorations passionnantes d’Harnoncourt hors baroques, et Beethoven, saluons la profondeur de son geste chez Schumann (Das Paradies und die Peri, cd 41 et 42), Bruckner (Symphonies 5 et 9 , cd45 à 48) ; Brahms (Ein Deutsches Requiem, cd 51), et Dvorak (Stabat Mater, inédit d’une tension fraternelle saisissante, cd 52 et 53) ; même sérieux expressionniste, d’une véhémence à peine feutrée, pour ses Bartok (cd 54 : oeuvres orchestrales) et ses fièvreuses et lumineuses valses de Strauss (album intitulé « Walzer revolution », cd 60 et 61 – Harnoncourt aura été le seul à explorer la profondeur cachée de Johann Strauss II : une intuition là encore captivante)… cet énoncé montre l’ampleur de l’exploration discographique. Parmi les textes et contributions du Chef, retenons quelques pages anthologiques, révélatrices de son exigence exploratrice et aussi de son ouverture d’esprit : « réflexions sur l’articulation et l’instrumentation dans l’Oratorio de Noël » de JS BACH ; la musique comme langage, à travers les Symphonies parisiennes de Haydn ; une approche thématique reprise surtout au moment des 3 symphonies dernières de Mozart (« un oratorio instrumental ») ; conversation synthétisée à propos des Symphonies de Beethoven (entretien d’origine réalisé en juin 2015) ; sans omettre les propos retranscris de son approche personnelle de la Missa Solemnis (mai 2015) ; très subjective aussi donc passionnante car argumentée, la compréhension qu’a Harnoncourt du cycle symphonique, Má Vlast de Smetana ; comme sa perception de Porgy and Bess : opéra ou comédie musicale ? Somme capitale, legs bouleversant. Coffret élu CLIC de CLASSIQUENEWS de décembre 2016 et janvier 2017. ____________________ CD, coffret événement, compte rendu critique. HARNONCOURT, The complete Sony recordings (61 cd, 3 dvd, SONY CLASSICAL).






Classiquenews.com - Articles

21 novembre

Compte rendu, concert. Paris, Philharmonie, le 11 novembre 2016. Brahms, Beethoven… Orchestre révolutionnaire et romantique, Sir John Eliot Gardiner

C’est sous la baguette de son créateur, Sir John Eliot Gardiner, que l’Orchestre révolutionnaire et romantique nous propose ce soir un programme engageant. Fondé il y a presque 30 ans déjà, cet orchestre a pour vocation de se consacrer au répertoire allant du XIXe au début du XXe siècle. C’est donc sans surprise qu’il nous présente ce soir des œuvres de Beethoven, Schubert et Brahms, trois compositeurs qu’il a déjà abordés à plusieurs reprises. Le concert débute par la Sérénade n°2 de Brahms. Composée en 1859, c’est l’une des premières œuvres orchestrales du compositeur, qui attendra encore quelques années avant de se lancer dans le genre si redouté de la symphonie. Écrite pour petit ensemble, presque un orchestre de chambre (dont Brahms a volontairement retiré les violons), son exécution sur scène tranche d’abord par la disposition des musiciens : les vents à gauche, les altos à droite, les cordes basses faisant la liaison entre les deux. La musique commence avec un premier mouvement Allegro, tout en légèreté. Pourtant, les musiciens ne semblent pas à leur affaire. Les cordes sont en place, mais les vents ne sont pas au rendez-vous : l’équilibre est instable (les bassons sont trop présents), les cors (cors naturels, soit dit pour leur défense) laissent échapper quelques fausses notes à plusieurs reprises, et que dire du premier hautbois dont le jeu est loin d’être impeccable ! En dépit de l’énergique maestro Gardiner, qui ne ménage pas ses efforts, l’ensemble peine à nous emporter. Le tout est plat, sans réelles nuances. Où sont les élans romantiques caractéristiques de Brahms ? La Sérénade n°2 n’est peut-être pas sa page orchestrale la plus brillante, mais elle préfigure déjà ce que seront ses futures symphonies, et certaines harmonies trouveront une résonance dans ses Variations sur un thème de Haydn (1873). Malheureusement, l’orchestre ne réussit pas à nous emmener dans l’univers du compositeur allemand. Il faut attendre le quatrième mouvement pour retrouver un équilibre entre les instruments, et les dernières mesures de l’Allegro final gagnent un peu d’énergie. Enfin Brahms est là ! Mais trop tard…. Alors que le piano-forte fait son apparition pour la suite du programme, on espère que la fougue de Beethoven saura nous faire oublier les quelques mésaventures brahmsiennes. Kristian Bezuidenhout, le soliste de la soirée, entre en scène. Le pianiste, qui a déjà plusieurs récompenses et distinctions à son actif, possède une longue expérience dans la pratique des claviers anciens. Aussi, c’est avec confiance qu’on l’écoute entamer sereinement le Concerto pour piano n°4 de Beethoven. Malheureusement, à peine les premières notes ébauchées par l’orchestre, on comprend que la bataille est perdue d’avance pour le soliste : l’ensemble, bien trop imposant, couvre complètement le timbre délicat du piano-forte. Que faire lorsque les basses du clavier se perdent dans la résonance des CINQ contrebasses ? C’est sans compter les huit violoncelles, les dix musiciens composant chacun des autres pupitres de cordes, les bois par deux, les cuivres et les timbales ! On se demande alors quel pouvait bien être l’effectif instrumental lors de la création publique du Concerto en 1808. L’orchestre de l’époque était-il aussi étoffé ? Beethoven, grand visionnaire, avait-il déjà en tête les possibilités techniques du futur piano moderne lorsqu’il a composé cette pièce ? Quoiqu’il en soit, ce soir, il faut tendre l’oreille pour essayer de percevoir la sonorité subtile et tout en douceur du piano-forte, noyée dans la masse de l’orchestre. Heureusement pour nous, Beethoven a su ménager de belles cadences, où le pianiste peut laisser exprimer toute sa virtuosité. C’est avec une apparente facilité que Kristian Bezuidenhout laisse ses doigts courir sur le clavier, et le soliste se paie même le luxe de tourner lui-même ses pages ! Enfin, malgré le flagrant déséquilibre entre les deux parties, l’orchestre est à l’aise cette fois dans ce répertoire qu’il connaît sans doute par cœur. L’entracte ne suffit pas à nous faire oublier cette première partie mitigée. Et c’est presque avec inquiétude que l’on attend la fin du programme. Pas de mauvaise surprise cependant dans cette Symphonie n°5 de Schubert. L’orchestre nous entraîne sans peine dans cette œuvre légère, énergique, qui s’inscrit dans la continuité du classicisme viennois et surtout de Mozart. Concert en demi-teinte donc. On ressort perplexe de la salle, étonné de voir qu’un orchestre avec autant d’expérience ait pu faire une telle erreur de jugement quant à l’équilibre du Concerto de Beethoven. Heureusement, la Symphonie de Schubert aura permis de finir malgré tout sur une note harmonieuse, sans pour autant effacer la légère déception laissée par les premières œuvres. __________________________ Compte-rendu, concert. Paris, Philharmonie de Paris – Grande salle Pierre Boulez, le 11 novembre 2016. Johannes Brahms (1833-1897) : Sérénade n° 2 en la majeur op. 16, Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol majeur op. 58 , Franz Schubert (1797-1828) : Symphonie n° 5 en si bémol majeur D. 485. Orchestre révolutionnaire et romantique, Sir John Eliot Gardiner (direction), Kristian Bezuidenhout (piano-forte).

Johannes Brahms
(1833 – 1897)

Johannes Brahms (7 mai 1833, 3 avril 1897) est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand. Johannes Brahms est l'un des plus importants musiciens de la période romantique et est considéré par beaucoup comme le « successeur » de Ludwig van Beethoven. Sa première symphonie a été décrite par Hans von Bülow comme étant « la dixième symphonie de Beethoven ». Brahms a passé la plupart de sa carrière à Vienne où il était l'une des figures importantes sur la scène musicale. Il a composé pour piano, musique de chambre, orchestre symphonique, et pour voix et chœurs. À la différence d'autres grands compositeurs de musique classique, Johannes Brahms n'a jamais composé d'opéras. Étant également un pianiste virtuose, il a donné la première représentation de beaucoup de ses compositions ; il a aussi travaillé avec les musiciens célèbres de son époque, dont notamment la pianiste Clara Schumann et le violoniste Joseph Joachim. Brahms était un perfectionniste intransigeant qui a détruit beaucoup de ses travaux et laissé quelques-uns non publiés. Brahms était à la fois un traditionaliste et un novateur. Sa musique utilise largement les structures et techniques de compositions des maîtres baroque et classiques. Il était un maître du contrepoint, une méthode de composition rigoureuse pour laquelle Bach est célèbre, ainsi que du développement musical, une technique de composition introduite par Haydn, Mozart et Beethoven. Alors que beaucoup de ses contemporains ont critiqué sa musique qu'ils ont trouvée trop académique, ses œuvres ont été admirées par la suite par des personnalités aussi diverses que le progressiste Arnold Schoenberg et le conservateur Edward Elgar.



[+] Toute l'actualité (Johannes Brahms)
30 nov.
Carnets sur sol
29 nov.
Classiquenews.com...
29 nov.
Musique classique...
27 nov.
Les bons plans de...
24 nov.
Classiquenews.com...
21 nov.
Classiquenews.com...
19 nov.
Google Actualité ...
18 nov.
Les blogs Qobuz
18 nov.
Resmusica.com
17 nov.
Classiquenews.com...
14 nov.
Resmusica.com
13 nov.
Le blog d'Olivier...
12 nov.
Carnets sur sol
10 nov.
Classiquenews.com...
10 nov.
Resmusica.com
9 nov.
Resmusica.com
8 nov.
Le blog d'Olivier...
8 nov.
Le blog d'Olivier...
8 nov.
Carnets sur sol
7 nov.
Resmusica.com

Johannes Brahms




Brahms sur le net...



Johannes Brahms »

Grands compositeurs de musique classique

Piano Symphonie Requiem Clara Schumann Concerto Dance Hongroise

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...