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Musique classique et opéra par Classissima

Johannes Brahms

vendredi 30 septembre 2016


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28 septembre

ENTRETIEN avec Maude Gratton à l’occasion du Grand Week end inaugural à La Rochelle : “Claviers en fête!”

Classiquenews.com - Articles ENTRETIEN. Grand entretien avec Maude Gratton à l’occasion du week end inaugural à La Rochelle où son ensemble Il Convito présente 3 concerts événements afin de manifester son installation sur le territoire. La passion du clavier et du partage, le souci de la transmission inspirent la claviériste qui depuis ses claviers (clacevin, orgue, pianoforte…), sait diffuser son sens de la connivence et du dépassement. Avec Il Convito votre propre ensemble sur instruments d’époque, qu’allez-vous jouer pour ce premier week-end inaugural à La Rochelle? Quelles oeuvres, dans quel effectif et pour quelles raisons ? Il Convito existe depuis dix ans mais ne s’était encore jamais « posé » quelque part. L’idée première de ce grand week d’inauguration est de marquer les débuts de son installation à La Rochelle et en Région Nouvelle Aquitaine, de présenter l’ensemble au public et aux partenaires. Les programmes des trois concerts de « Claviers en fête » se devaient de refléter le travail accompli jusqu’à maintenant, ainsi que les projets futurs. N’ayant pour l’instant jamais souhaité poser de restriction au niveau du répertoire, je propose donc une découverte de l’Ensemble Il Convito à travers ses multiples ramifications de la musique Renaissance à la musique du XXè siècle, et avec ses artistes invités : Edding Quartet, la soprano Camille Poul, la violoncelliste Claire Gratton, la violoniste Sophie Gent, l’historienne d’Art Anne Bernadet Delage, les hautboïstes Patrick Beaugiraud et Vincent Robin. « Une soirée avec Mozart » est le premier projet d’orchestre d’Il Convito (création mai 2016), première pierre dans l’édifice !… Nous en proposons une version en petit effectif avec le Concerto n°9 dit « Jeune Homme ». Edding Quartet, associé depuis quelques années aux projets d’Il Convito, jouera en introduction le 7ème quatuor opus 59 de Beethoven, fêtant ainsi la sortie toute récente d’un disque Beethoven chez Phi – Outhere music, pour lequel j’ai également participé (Quintette pour piano et vents opus 16). Je tenais également à la présence d’Anne Bernadet Delage historienne d’Art apportant aux programmes d’Il Convito son précieux éclairage, ainsi qu’à un concert spécialement dédié aux enfants autour de la Nature mise en musique. Quant au concert d’ouverture, il sera synonyme d’ouverture : Dowland, Frescobaldi, Bach, Brahms.. côtoieront Britten, Crumb, Messiaen… Depuis le clavier qui est le coeur de tout approche d’Il Convito, de quelles qualités sonores, musicales, êtes vous le plus soucieuse dans le travail avec les autres instrumentistes ? Les instruments historiques sont présents, mais ils le sont de façon naturelle et ne sont finalement pas le coeur du travail en lui-même. Il y a plutôt la recherche d’une certaine forme de clarté, au sens fort du terme ; comment peut-on rendre service à la musique, même avec les parts d’ombre qui sont parfois intrinsèques à certaines oeuvres? Qu’attendez vous dans un premier temps de la résidence à La Rochelle ? Sur quel répertoire / compositeurs allez vous amorcer votre travail musical et instrumental dans un premier temps ? Avec les restructurations actuelles de part et d’autre, je crois qu’une résidence peut et doit se construire en bonne intelligence sur un territoire pris dans sa globalité, en défendant un système de partenariats et de co-productions indispensables à la vie de tout projet désormais. Parmi les prochaines idées de programmes : un projet autour de la Renaissance italienne, du Bach, un projet Haydn / Beethoven, puis du Poulenc… Propos recueillis en septembre 2016 Concerts, Festival événement : « CLAVIERS EN FÊTE ! », du 30 septembre au 2 octobre 2016, LA ROCHELLE : Maud Gratton et Il Convito. LIRE notre présentation complète du festival inaugural CLAVIERS EN FÊTE ! à La ROCHELLE

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Le Beethoven Quartett décevant dans Brahms et Webern

Johannes Brahms (1833-1897) : les deux quatuors à cordes op. 51 ; Anton Webern (1883-1945) : quatuor "1905". Beetohven Quartett. 1 album comprenant un CD et un Blu-ray BMN. Enregistré à la Hans Huber Saal de Bâle en 2014 et 2015. Textes de présentation en allemand et anglais. Durée : 79' (CD) et 126' (blu-ray).




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27 septembre

Compte rendu concerts. 37ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse ; Cloître des Jacobins ; Le 20 septembre 2016. Récital de Jeremy Denk, piano

Compte rendu concerts. 37ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse ; Cloître des Jacobins ; Le 20 septembre 2016. Voyage dans la musique entre 1300 et l’an 2000. Jeremy Denk, piano. J’ai lu (dans le New York Times) que ce pianiste mérite d’être écouté quelque soit le programme proposé. Tout a fait dubitatif mais intrigué je dois avouer que je ne vois pas quoi dire d’autre après cet admirable concert promenade proposé par le pianiste américain Jeremy Denk. Imaginez un voyage musical qui permet de comprendre la construction et l’évolution de la musique occidentale entre 1300 et les années 2000. Cette proposition très iconoclaste l’autorise à jouer sur un clavier tempéré des œuvres vocales écrites en modes. Les compostions de Machaut, Binchois et Ockeghem sont sous les doigts si sensibles de Jeremy Denk… hors du temps et nous « parlent » à travers les âges avec une émotion très particulière. La délicate et fragile mélodie de Binchois terminera le concert comme elle l’a commencé en une boucle qui achève de nous faire perdre les repères temporels. Quelle intelligence ! Les artistes qui savent rendre le public plus intelligent au sortir d’un concert sont des artistes précieux et je crois que le public de Piano Jacobins en a été conscient ce soir : il a même semblé particulièrement ravi. Cet enchainement de pièces improbables au clavier tempéré, la première surprise passée, se révèlent des plus aptes à nous émouvoir par leur étrangeté. Ainsi la musique occidentale savante en deux heures peut se comprendre comme une mise en place de l’harmonie, de la mélodie puis du rythme. Le Zeffiro torna de Monteverdi est au piano aussi improbable … qu’irrésistiblement séduisant. La fin de la première partie permet d’ arriver à un premier sommet avec Johann Sebastian Bach. Jeremy Denk est un extraordinaire interprète de Bach, ses variations Goldberg sont acclamées au concert et son CD est admirable de beauté fluide. Son interprétation de la fantaisie chromatique et fugue en ré mineur, BWV 903 est époustouflante de vie et de précision rythmique. La richesse de cette partition en belles mélodies et architecture complexe montre le degré de perfection atteint par la musique savante et pourquoi Bach est un demi dieu. Après l’entracte c’est le divin Mozart avec l’andante de la Sonate en sol majeur K. 283. Le charme, l’élégance, la ligne de chant infinie, les nuances subtiles et les couleurs douces : tout est enchantement. Beethoven suit tout naturellement avec une énergie rythmique qui bouscule le cadre. Schumann apporte une complexité harmonique et une densité de toucher qui préparent Wagner. Chopin apporte la virtuosité sensible du piano, le legato qui va jusqu’au belcanto. L’interprétation de l’adaptation par Liszt de la Mort d’ Isolde de Wagner est un bouleversant moment de piano roi, à la virtuosité faite musique. Jeremy Denk est un virtuose accompli qui rend lisible tous les plans et sait doser les nuances jusqu’à un fortissimo quasi orchestral. Brahms ensuite aborde la déconstruction sur le plan harmonique ; il bouscule les rythmes avec un Intermezzo. Schoenberg va toujours plus loin dans cette liberté prise. Debussy apporte de nouvelles couleurs et propose un tout « autre piano ». Poulenc déconstruit complètement le rythme. Stockhausen fait perdre tout repères tonal, Glass abolit la pesanteur, et Ligeti ne permet aucun repère, mis à part la perte des repères connus… Et Binchois revient, tout simple et comme perdu parmi nous, tout ébaubis. Nous avons fait un Grand Voyage avec un guide fulgurant. Un pianiste de haut rang, un musicien délicat, un pédagogue plein d’humour. Oui, Jeremy Denk est un Grand Artiste à réécouter dès que possible. Compte rendu concerts. 37ème édition de Piano aux Jacobins ; Toulouse ; Cloître des Jacobins ; Le 20 septembre 2016. Œuvres de : Machaut ; Binchois ; Ockeghem ; Dufay ; Deprez ; Janequin ; Byrd ; Gesualdo ; Monteverdi ; Purcell ; Scarlatti ; Bach ; Mozart ; Beethoven ; Schumann ; Chopin ; Wagner/Liszt ; Brahms ; Schoenberg ; Debussy ; Poulenc ; Stockhausen ; Glass ; Ligeti ; Jeremy Denk, piano.

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27 septembre

Poitiers, TAP, Théâtre Auditorium de Poitiers, saison 2016 – 2017

POITIERS, TAP. Saison 2016 – 2017 : c’est une saison résolument internationale qui s’ouvre à Poitiers, où les artistes de toutes nationalités écrivent une nouvelle page du vivre ensemble, défendant une conscience partagée, ouverte, généreuse, fraternelle. Car « le multiculturalisme est une richesse et une force », comme le précise dans son édito, Jérôme Lecardeur, directeur du TAP, Théâtre Auditorium de Poitiers. Pour sa programmation danse et musique classique, le TAP dans les faits cultive les métissages et l’esprit de la rencontre : d’emblée la danse fait ici une percée remarquable grâce aux thématiques défendues et aux personnalités chorégraphiques invitées, célébrées : Nijinsky, Anne Teresa De Keersmaeker (Rain), Jérôme Bel, William Forsythe et Merce Cunningham, ces deux derniers créateurs, étant joués par le Ballet de l’Opéra national de Paris dont les danseurs n’avaient jamais déposé leurs chaussons au TAP ! Une première particulièrement importante (les 10 et 11 janvier 2017). Les mélomanes retrouvent au cours de la saison le travail et l’exploration des répertoires menée par les orchestres et ensembles en résidence au TAP : Orchestre des Champs-Elysées, Orchestre Poitou-Charentes, Ars Nova instrumental, et cette année, une nouvelle invitée, Vanessa Wagner, pianiste curieuse qui aime elle aussi partager ses découvertes et ses expérimentations depuis son clavier défricheur… Parmi les autres invités dont les récitals et programmes sont des événements complémentaires : Jean Rondeau, claveciniste en vue (21 mars 2017 : programme, Concertos de JS Bach et fils), et l’excellente mezzo Isabelle Druet dont classiquenews a précédemment salué la justesse expressive dans Tancrède de Campra ou son dernier album discographique édité chez Klarthe (Alma Mahler, Zemlinsky…). Toujours en jaune, comme la parure de sa façade dominant la ville, le TAP affiche une éclatante énergie, claire et fluo, proposition à penser notre société et garder le cap vers l’excellence dans le partage. Anne peut qu’y souscrire. VISITEZ le site du TAP Théâtre Auditorium Poitiers / saison 2016 – 2017 Temps forts au TAP de Poitiers saison 2016 – 2017 9 programmes incontournables pour ne rien manquer de la très riche saison nouvelle au TAP Jeudi 13 octobre 2016, 20h30. L’Orchestre des Champs Elysées et Philippe Herreweghe jouent Brahms. Premier temps fort de cette saison, le sublime Requiem Allemand / Ein deutsche Requiem de Johannes Brahms, partition non liturgique mais témoignage d’estime du jeune Johann pour son aîné tant admiré et estimé, Robert Schumann… En allemand (et non en latin), Brahms détaille avec pudeur et profondeur plusieurs méditations sur la perte d’un être cher, le deuil obligé, la mort, le renoncement au monde et à l’amour. La traditionnelle métamorphose grâce à la musique se réalise en teintes mordorées et scintillante d’autant plus vibratiles grâce au format et au caractère spécifiques des instruments anciens : de l’angoisse et de la douleur à l’espérance finale, où se précise la promesse d’une vie sereine et éternelle. Philippe Herreweghe retrouve la puissance d’une partition de l’intime, sertie et constellée de joyaux d’une rare pudeur : Brahms rend un hommage personnel à son « maître » tant aimé ; il lui offre une prière faite de pleine conscience et de gravité maîtrisée. Le chef fondateur de l’Orchestre des Champs Elysées en résidence au TAP, prolonge ainsi son précédent enregistrement d’Un Requiem Allemand / Ein Deutsches Requiem de Brahms, gravé en 1996. Les fiançailles magiques fêtent en 2016, leurs 25 ans : lire plus loin la journée spéciale « Cocktail », festival d’un jour autour et par l’Orchestre des Champs-Elysées, le jeudi 9 mars 2017-; 20 ans plus tard, le geste devrait éblouir par une expérience plus riche, une compréhension nourrie par des années de réflexion et de méditation sur le manuscrit de Brahms. Lecture attendue, événement, d’autant plus appréciée dans l’acoustique exceptionnellement détaillée et claire du Théâtre Auditorium de Poitiers. Avec le Collegium Vocale Gent, Eerens, soprano et Kresimir Strazanac, baryton. Les 18 et 19 octobre 2016, 20h30. Hommage à Nijinsky. La chorégraphe Dominique Brun remonte les ballets révolutionnaires de Nijinsky : Le Sacre du Printemps (musique de Stravinsky) et L’Après midi d’un Faune (Debussy). A Paris, en 1912 et 1913, le langage corporel et musical évolue considérablement, exprimant des secousses et convulsions, de nouveaux paysages sonores que les musiques (païennes, expressionnistes, saisissantes) de Stravinsky, ivres d’une sensualité pointilliste (de Debussy) éclairent d’un nouveau souffle. Avec Jeux de Debussy, les Ballets les plus essentiels de l’histoire musicale et chorégraphique s’invitent et se réinventent à Poitiers, les 18 et 19 octobre 2016 avec en soliste l’excellent et rayonnant Benjamin Alu, danseur étoile de l’ Opéra national de Paris. Ainsi le langage des danseurs changent totalement privilégiant les profils pointés, les marches terriennes, les figures angulaires comme inspirées par les bas reliefs antiques… C’est un tout nouveau rapport entre le corps et l’espace, le mouvement et le plateau, le soliste et le corps de ballet… Le relief des instruments comme la trépidation convulsive, onirique des danses rejaillissent avec d’autant plus d’acuité que la bande sonore utilisée est celle des versions historiques, récemment jouées par l’orchestre Les Siècles, sur instruments d’apique, enregistrement (dont Le Sacre de Stravinsky) distingué par un CLIC de CLASSIQUENEWS en 2014. Dominique Brun présente donc un triptyque particulièrement intéressant, composant l’intégralité de sa recherche actuelle sur les Ballets Russes. Mercredi 16 novembre 2016, 19h30. « Variations Diabelli » : l’Orchestre Poitou-Charentes et son chef d’orchestre fondateur, Jean-François Heisser jouent Beethoven et Zender. Au programme, virtuosité pour clavier seul (Variations Diabelli de Beethoven joué par Jean-François Hisser), puis réponse aux 33 Variations ainsi écoutés, à l’orchestre, grâce au 33 Variations d’après Beethoven (2011) de Hans Zender. Le compositeur contemporain est bien connu des mélomanes par ses relectures iconoclastes des grands classiques romantiques : avant les Diabelli, Zender s’était intéressé à retranscrire pour orchestre Le Voyage d’hiver de Schubert : en passant de la forme chambriste et intime, au grand orchestre, que gagne la musique et l’expressivité du motif dans son passage du confidentiel au démonstratif ? L’univers sonore de Zender semble éclairer plus qu’il ne le dénature, le propos originel de Beethoven. En façonnant un nouvel édifice musical et esthétique où brillent l’éclat de nouveaux instruments (accordéon, percussions à la fête), l’idée de Zender est de relire le chef originel de Beethoven en en soulignant la profusion et la richesse intérieure. Le propos de Zender est d’autant plus légitime que Beethoven déjà à son époque avait repris et analysé une Valse d’Anton Diabelli pour concevoir l’enchaînement de ses 33 Variations (1819-1823). Au départ, éditeur et compositeur, Diabelli propose aux compositeurs viennois, d’écrire une variation d’après sa propre valse : les droits du recueil, englobant toutes les variations seraient reversés au profit des veuves et des orphelins des guerres napoléoniennes… Beethoven piqué au vif (et souhaitant aussi percevoir le salaire généreux promis pour une telle composition), s’intéresse finalement au projet et commence par écrire 23 Variations à l’été 1819, puis interrompt son travail pour composer la Missa Solemnis ; enfin termine le cycle d’après Diabelli, en 1823. Toute la démarche de Beethoven consiste à développer l’idée du motif jusqu’à son implosion (d’ailleurs le véritable titre donné par Ludwig au moment de la livraison de l’ensemble est « 33 transformations » / 33 Veränderugnen, sur une valse de Diabelli…) souhaitant démontrer le potentiel immense d’une motif originel simple, grâce à la puissance de son génie recréateur. L’opus 120 est ainsi connu et bien documenté, portant une dédicace à l’Immortelle Bien-Aimée, c’est à dire Antonia Brentano. Mardi 22 novembre 2016, 20h30. UM : souverain moteur de toutes choses : Zad Moultaka, Ars Nova instrumental… Le TAP présente en novembre 2016, une création majeure, fruit de la collaboration du compositeur contemporain Zad Moulataka et l’ensemble en résidence Ars nova instrumental. Comme un écho au Requiem profane de Brahms (cohérence interne de la programmation 2016 – 2017), Ars Nova et son chef fondateur Philippe Nahon réalisent la nouvelle partition de Zad Moultaka d’après Le Livre des Morts tibétain (Bardo Thödol), permettant la rencontre entre voix, machine et instruments, le compositeur explore le registre sacré en Occident. UM fait référence à l’énoncé d’un mantra, c’est aussi les initiales pour « United Motors », c’est à dire référence à la pensée : « Dieu est le premier moteur, le souverain moteur de toutes choses ». Que signifie pour nous, dans notre société contemporaine, l’idée d’une énergie première et primordiale ? Vers quel but et dans quelle direction nous mènerait-elle ? La question de la spiritualité dans la société est ainsi posée. Ainsi, inspirées par la conscience d’un compositeur soucieux du sens et des énergies propices à rééquilibrer le monde, « entre l’infra-grave et l’ultra-aigu, les résonances vrombissent, se fondent, se confrontent ; elles dessinent le visage de nouveaux matras. » Et si Zad Moultaka recomposait la matrice sonore d’où allait jaillir un nouveau monde? on ne peut que l’espérer… Création (environ 1h10mn), avec l’Ircam (réalisation informatique musicale), 6 chanteurs de Neue Vocalsolisten, Ars Nova instrumental / Philippe Nahon, direction. Mardi 10, mercredi 11 janvier 2017, 20h30. Rain de Anne Teresa De Keersmaeker. Suite d’une série à présent bien documentée au TAP : Anne Teresa De Keermaesker a déjà présenté à Poitiers, Rosas Danst Rosas (2010), En attendant (2011)… en janvier 2017, la reine de la danse contemporaine présente son ballet mythique créé en 2001 sur la musique répétitive, entêtante, envoûtante de Steve Reich. Hymne au mouvement, flux continu d’une ivresse organique collective, les 10 danseurs recréent au TAP, l’un des ballets devenus classiques du XXIème siècle. La fusion du groupe mouvant et de la musique atteint une jubilation dont il est difficile de se défaire… Rain est une pluie énergisante d’un souffle irrépressible, irrésistible. Mardi 24 janvier 2017, 20h30. Comédie déjantée Renaissance. La fête à laquelle convie les solistes instrumentistes et chanteurs de l’ensemble Doulce Mémoire excite tous les sens : l’esprit, la finesse ; le vin, l’ivresse et la table… tout ce qui compose l’ordinaire de Rabelais : une tablée de solides amateurs, inspirés par la verve gouleyante du truculent poète philosophe. Le texte de Rabelais sert une moisson de mélodies divines concoctées par les compositeurs de la Cour de François Ier dont Jannequin lui-même, avec comme acteurs riches en couleurs, caractères et accents, les instruments rois de la Renaissance : épinette, luth, guitare, cistre, flûtes à bec, bombardes et doulcianes, et … tournebout! Au Théâtre Blossac, Les 3T – Théâtre de Chatellerault dont est originaire Jannequin justement. Bus au départ du TAP à 19h. Mardi 31 janvier 2017, 19h30. Grande soirée à la fois d’intimité chambriste, ardente et éruptive avec d’abord, l’épure irrésistible de Fratres d’Arvo Pärt, dans sa version pour violon (Matthieu Arama, violon) et piano, conçu au moment de la mort de Benjamin Britten, le plus grand et le plus poignant des compositeurs d’opéras britanniques du XXè. Puis, dans le cadre de sa résidence au TAP, la pianiste Vanessa Wagner joue le Concerto pour piano n°23 de Mozart ; enfin, l’Orchestre Bordeaux Aquitaine (Paul Daniel, direction) interprète la 7ème Symphonie de Bruckner, dont l’adagio sublime et intérieur est lui aussi inspiré par la mort d’un proche, et un maître pour Bruckner, Richard Wagner. COCKTAIL AU TAP, jeudi 9 mars 2016… Les 25 ans de l’Orchestre des Champs-ELysées / Philippe Herreweghe… A partir de 12h30, puis dès 18h. Toute la journée. La première édition de « Cocktail » en 2015 fut une totale réussite : festival en une journée, l’offre concoctée par le TAP offre plusieurs concerts de formes différentes dans divers lieux du TAP, avec en invité principal, l’orchestre en résidence, l’Orchestre des Champs-Élysées qui fête en 2016 ses . 25 ans d’activité. Fondé par le charismatique, Philippe Herreweghe, l’ensemble investit tous les espaces publiques du TAP ce 9 mars, de 12h30 (Prélude : concert sandwich, Quintette à cordes de Johannes Brahms, accès gratuit)… Puis à 18h (présentation- rencontre thématisée ouverte à tous : « Pourquoi les chefs d’orchestre mènent-ils tout le monde à la baguette? » avec les instrumentistes de l’Orchestre des Champs Elysées : David Wahl et Marie-Ange Petit) – le programme furieusement romantique et généreux est bâti autour des symphonies de Beethoven : n°5 (tellurique, fracassante, révolutionnaire, à 19h15 – durée : 35 mn) puis la n°7 (dansante, dionysiaque, palpitante, à 21h45 – durée : 45 mn). Auparavant et entre temps, 3 offre complémentaires s’offrent au public : Choeur et orchestre des jeunes à 20h15 (soit 70 choristes et 20 musiciens des lycées et conservatoires de la région) réunis autour de l’Orchestre des Champs Elysées pour une performance sacrée et romantique : Requiem de Cherubini, italien devenu directeur du Conservatoire à Paris, doué dans le sillon tracé par Gluck, d’une fièvre préromantique irrésistible, d’avant plus ciselée dans les grands effectifs incluant le chœur (Requiem à la mémoire de Louis XVI, 1816) ; à 21h, double proposition pour un choix difficile : au plateau B : Concert quizz anniversaire (les questions sur l’orchestre des Champs-Elysées ouvrent la promesse de cadeaux à gagner) ou sur le quai de livraison : accents et nuances turques à la manière du XVIIIè, c’est à dire dans le style de la musique des Janissaires avec la percussionniste Marie-Ange Petit, timbalière (mais pas seulement) de l’Orchestre dirigé par Philippe Herreweghe. En concentrant sur une journée et une grande soirée, de nombreuses offres musicales, dans des formats et programmes différents, le TAP entend aussi redéfinir avec sa proposition « COCKTAIL », une nouvelle expérience de la musique à l’adresse de tous les publics… Expérience hors normes, pour tous. Jeudi 16 mars 2016, 20h30. Récital lyrique de haut vol avec le mezzo riche, coloré, articulé d’Isabelle Druet dont on ne cesse d’apprécier le sens du verbe, l’écoute intérieure et une grande intelligence de l’expressivité, jamais outrée ni forcée. Au TAP, la jeune cantatrice que CLASSIQUENEWS a récemment distinguée en décernant à son récent disque édité par Klarthe, le CLIC de CLASSIQUENEWS (programme : lieder d’Alma Mahler, de Zemlinsky…) interprète avec la complicité de la pianiste Anne Le Bozec plusieurs compositeurs inspirés par Shakespeare. Schubert, Schumann, … pour les diseurs germaniques ; plus rares : Sibelius, – sans omettre, Rossini pour que s’animent la prière langoureuse des jeunes incrédules sacrifiées, l’hymne crépusculaire d’Ophélie et de Desdémone, âmes passionnées, amoureuses vouées à la mort ; ou les figures plus souriantes et légères de Silvia, Cymbeline. La chanteuse récidive avec la même complice, Anne Bozec en un duo des plus expressifs, allusifs, habités : comme dans son album discographique précité « Muses » (Lieder de Alma Mahler et de Zemlinsky), Isabelle Druet cantatrice rend hommage à des femmes mythiques inspiratrices… Eternelles icônes du romantisme féminin. TOUTES LES INFOS, les concerts, le modalités pratiques sur le site du TAP, Théâtre Auditorium Poitiers / saison 2016 – 2017



Johannes Brahms
(1833 – 1897)

Johannes Brahms (7 mai 1833, 3 avril 1897) est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand. Johannes Brahms est l'un des plus importants musiciens de la période romantique et est considéré par beaucoup comme le « successeur » de Ludwig van Beethoven. Sa première symphonie a été décrite par Hans von Bülow comme étant « la dixième symphonie de Beethoven ». Brahms a passé la plupart de sa carrière à Vienne où il était l'une des figures importantes sur la scène musicale. Il a composé pour piano, musique de chambre, orchestre symphonique, et pour voix et chœurs. À la différence d'autres grands compositeurs de musique classique, Johannes Brahms n'a jamais composé d'opéras. Étant également un pianiste virtuose, il a donné la première représentation de beaucoup de ses compositions ; il a aussi travaillé avec les musiciens célèbres de son époque, dont notamment la pianiste Clara Schumann et le violoniste Joseph Joachim. Brahms était un perfectionniste intransigeant qui a détruit beaucoup de ses travaux et laissé quelques-uns non publiés. Brahms était à la fois un traditionaliste et un novateur. Sa musique utilise largement les structures et techniques de compositions des maîtres baroque et classiques. Il était un maître du contrepoint, une méthode de composition rigoureuse pour laquelle Bach est célèbre, ainsi que du développement musical, une technique de composition introduite par Haydn, Mozart et Beethoven. Alors que beaucoup de ses contemporains ont critiqué sa musique qu'ils ont trouvée trop académique, ses œuvres ont été admirées par la suite par des personnalités aussi diverses que le progressiste Arnold Schoenberg et le conservateur Edward Elgar.



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