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Musique classique et opéra par Classissima

Johannes Brahms

mardi 21 février 2017


Classiquenews.com - Articles

17 février

POITIERS, TAP. Coktail, les 25 ans de l’Orchestre des Champs Elysées

Classiquenews.com - Articles POITIERS. COCKTAIL AU TAP, jeudi 9 mars 2017… Les 25 ans de l’Orchestre des Champs-Elysées / Philippe Herreweghe… A partir de 12h30, puis dès 18h. Toute la journée. La première édition de « Cocktail » en 2015 fut une totale réussite : festival en une journée, l’offre concoctée par le TAP offre plusieurs concerts de formes différentes dans divers lieux du TAP, avec en invité principal, l’orchestre en résidence, l’Orchestre des Champs-Élysées qui fête en 2016 ses . 25 ans d’activité. Fondé par le charismatique, Philippe Herreweghe, l’ensemble investit tous les espaces publiques du TAP ce 9 mars, de 12h30 (Prélude : concert sandwich, Quintette à cordes de Johannes Brahms, accès gratuit)… Puis à 18h (présentation- rencontre thématisée ouverte à tous : « Pourquoi les chefs d’orchestre mènent-ils tout le monde à la baguette? » avec les instrumentistes de l’Orchestre des Champs Elysées : David Wahl et Marie-Ange Petit) – le programme furieusement romantique et généreux est bâti autour des symphonies de Beethoven : n°5 (tellurique, fracassante, révolutionnaire, à 19h15 – durée : 35 mn) puis la n°7 (dansante, dionysiaque, palpitante, à 21h45 – durée : 45 mn). Cocktail : journée spéciale pour “Les 25 ans de l’Orchestre des Champs-Élysées” Auparavant et entre temps, 3 offre complémentaires s’offrent au public : Choeur et orchestre des jeunes à 20h15 (soit 70 choristes et 20 musiciens des lycées et conservatoires de la région) réunis autour de l’Orchestre des Champs Elysées pour une performance sacrée et romantique : Requiem de Cherubini, italien devenu directeur du Conservatoire à Paris, doué dans le sillon tracé par Gluck, d’une fièvre préromantique irrésistible, d’avant plus ciselée dans les grands effectifs incluant le chœur (Requiem à la mémoire de Louis XVI, 1816) ; à 21h, double proposition pour un choix difficile : au plateau B : Concert quizz anniversaire (les questions sur l’orchestre des Champs-Elysées ouvrent la promesse de cadeaux à gagner) ou sur le quai de livraison : accents et nuances turques à la manière du XVIIIè, c’est à dire dans le style de la musique des Janissaires avec la percussionniste Marie-Ange Petit, timbalière (mais pas seulement) de l’Orchestre dirigé par Philippe Herreweghe. En concentrant sur une journée et une grande soirée, de nombreuses offres musicales, dans des formats et programmes différents, le TAP entend aussi redéfinir avec sa proposition « COCKTAIL », une nouvelle expérience de la musique à l’adresse de tous les publics…COCKTAIL au TAP de Poitiers, jeudi 9 mars 2017. Expérience hors normes, pour tous. RESERVEZ Le CLASSIQUE AUTREMENT…. à POITIERS. Au total, une journée “cocktail”, riches en saveurs et épices métissées, laboratoire et pépinières de découvertes musicales et d’expériences instrumentales exemplaires qui renouvellent la notion de concerts et de festivals… Pourquoi les chefs d’orchestre mènent-ils tout le monde à la baguette ?, projet de sensibilisation et de transmission (avec le Choeur et l’orchestre de jeunes, spécialement réunis pour l’occasion), concert Quizz anniversaire, Perüsyon (quezzaqo ??), Symphonies n°5 et 7 sur instruments anciens de Ludwig van Beethoven, concert sandwich… sont les jalons d’une après midi et soirée qui marqueront les esprits. EN LIRE + _______________________ LIRE aussi notre présentation générale de la saison 2016 – 2017 du TAP Théâtre Auditorium Poitiers

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19 février

Eugen Jochum, grand chef d’orchestre bavarois

Eugen Jochum - Intégrale des enregistrements chez Deutsche Grammophon, volume 1. Œuvres orchestrales de Ludwig van Beethoven (1770-1827) dont une intégrale des 9 Symphonies ; Johannes Brahms (1833-1897) dont une intégrale des 4 Symphonies ; Anton Bruckner (1824-1896) dont une intégrale des 9 Symphonies ; Sir Edward Elgar (1857-1934) ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759) ; Joseph Haydn (1732-1809) dont une intégrale des 12 Symphonies Londoniennes ; Karl Höller (1907-1987) ; Gustav Mahler (1860-1911) ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) ; Franz Schubert (1797-1828) ; Robert Schumann (1810-1856) ; Jean Sibelius (1865-1957) ; Richard Strauss (1864-1949) ; Richard Wagner (1813-1883) ; Carl Maria von Weber (1786-1826). Johanna Martzy, Nathan Milstein, Wolfgang Schneiderhan, violon ; Ottomar Borwitzky, Alexander Cameron, violoncelle. Emil Guilels, Monique Haas, Maurizio Pollini, piano. Wolfgang Meyer, clavecin ; Michael Schneider, orgue. Clara Ebers, soprano ; Nan Merriman, mezzo-soprano ; Gertrude Pitzinger, alto ; Ernst Haefliger, Walther Ludwig, ténor ; Ferdinand Frantz, baryton. Kammerorchester des Bayerischen Rundfunks, Chor und Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, Berliner Philharmoniker, Philharmonisches Staatsorchester Hamburg, Wiener Philharmoniker, Concertgebouworkest Amsterdam, London Philharmonic Orchestra, London Symphony Orchestra, Boston Symphony Orchestra, direction : Eugen Jochum. 1 coffret de 42 CDs Deutsche Grammophon 4796314. Enregistré entre février 1949 et novembre 1982. ADD [stéréo/mono]. Notices de présentation en anglais, allemand et français. Durée : 46 h 48'.




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16 février

CD, livre 2 cd. EIN FESTE BURG IST UNSER GOTT / Luther et la musique de la Réforme / Luther and the music of the Reformation. Vox Luminis, Lionel Meunier (direction) – Livre 2 cd Ricercar

CD, annonce, livre cd événement. EIN FESTE BURG IST UNSER GOTT / Luther et la musique de la Réforme / Luther and the music of the Reformation. Vox Luminis, Lionel Meunier (direction) – Livre 2 cd Ricercar. L’année Télémann va battre son plein en 2017, avec son lot de rédécouvertes et enregistrements discographiques comme rééditions déjà très attendues. Croisant cet important anniversaire (250è anniversaire de la mort de Telemann (1681 – 1767), un autre tempérament lumineux se dresse aussi à l’horizon 2017, celui là spirituel et hautement religieux : Martin Luther à travers en 2017 donc, le 500è anniversaire de la Réforme protestante. En 1517, le moine réformateur, traducteur du Nouveau testament, écrit ses 95 thèses (Disputatio pro declaratione virtutis indulgentianrum), amorce et noyau de ses cycles d’écrits polémiques et critiques, fondateurs de la foi protestante. En 1517, il s’agissait surtout pour Luther de dénoncer le principe et la pratique des indulgences, promulguées par Jules II (1506) puis Léon X (1515) pour financer les travaux pharaoniques de la nouvelle basilique Saint-Pierre à Rome. A la Diète de Worms réunie en 1521 par Charles Quint, une partie de la noblesse politique germanique adopte les idées antiromaine de Luther. A la Diète d’Augsbourg en 1555, est clairement instituée une partition de l’Allemagne : si la Bavière et la Rhénanie demeurent papistes et catholiques, tout le reste de l’Allemagne du nord devient luthérien. Mais la mosaique se complique selon la loi un roi, une religion. Ainsi Dresde offre un visage complexe : la Cour est catholique mais les églises de la ville sont protestantes. Le double cd réalisé par le meilleur ensemble vocal sacré actuel, soit Vox Luminis que classiquenews a pu précédemment suivre et apprécier au Festival Musique et Mémoire (toujours présent à l’été 2017), mais aussi au Festival de Saintes (VOIR le grand reportage sur la 3è génération d’interprètes à Saintes dont Vox Luminis et son fondateur, le bayrton Lionel Meunier ), récapitule l’essor des idées de Luther et leur répercussion dans l’écriture musicale dans les étés germaniques, des XV et XVIè siècles aux XVIIè et XVIIIè. Le cd 1 présente une approche thématique « Une année lithurgique », déroulant les grands événements célébrés en musique pour témoigner de la ferveur collective qui s’exprime alors : soit, une collection de motets représentatifs des épisodes importants de l’année protestante ; Avent, NOËL, Nouvel An, Passion, Résurrection, Ascension, Pentecôte, Trinité, soit une collection de pièces somptueusement articulées, sublimées signées : Heinrich Scheidemann, Michael Altenburg, Andreas Hammerschmidt, Paul Siefert, Michael Praetorius, Samuel Scheidt, Johann Hermann Schein, Delphin Strungk, Caspar Othmayr, Thomas Seile, Melchior Franck… Le cd 2 distingue des partitions méconnues d’une réelle splendeur par leur sincérité et cette fusion ferveur / sensualité, toujours grâce à la diction exemplaire des chanteurs de Vox Luminis, soucieuse du texte. Ainsi sous le titre synthétique « Les fondements de la lithurgie luthérienne », sont réunis Deutsche Magnificat de Heinrich Schütz, Deutsche Messe de Christoph Bernhard ; au registre des « Sacrements » : les oeuvres clés de Hieronymus Praetorius, Heinrich Schütz, Johann Steffens ; « les Passions luthériennes » sont magnifiquement illustrées, incarnées par la Johannes Passion de Joachim a Burck ; « le dogme », par les partitions de Johann Hermann Schein, Johann Walter, Balthasar Resinarius. Mention spéciale pour l’excellent et bouleversant Deutsche Requiem de Thomas Selle, … lequel présente les mêmes textes que ceux que Johannes Brahms utilisera pour rendre hommage à son maître “spirituel”, Robert Schumann, selon le même principe de récollement… Excellente interprétation, enivrant répertoire qui sait varier les accents fervents malgré une apparente et fausse austérité ; d’autant que ce double cd livre est aussi une édition remarquablement réalisée (nombreuse et riche iconographie picturale et gravée, illustrant un texte – notice passionnant). CLIC de CLASSIQUENEWS de février mars 2017. LIRE notre dossier Telemann 2017 (250è anniversaire de la mort)



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16 février

CLERMONT-FERRAND : 25è Concours de chant

CLERMONT-FERRAND : 25ème Concours international de chant (28 février-4 mars 2017). Produit par le Centre Lyrique Clermont-Auvergne à Clermont Ferrand, le nouveau CONCOURS international de chant (édition biennale), cette année du 28 février (premières auditions éliminatoires) au 4 mars 2017 (finale) sélectionne les tempéraments lyriques les plus convaincants, dans des emplois préalablement définis, à destination de productions et de concerts qui garantissent aux lauréats des engagements concrets. car telle est la spécificité d’un Concours très suivi et attendu : les lauréats sont certains de participer à des productions préalablement confirmées, souvent présentant plusieurs, dans le cadre de reprises ou d’une tournée. Chacun des candidats défend sa prestation en vu d’être engagé pour tel rôle ou telle partie dans tel programme ou production. Cette année, il s’agit de sélectionner les interprètes de 3 nouveaux programmes/productions, -tous en liaison avec la culture viennoise : L’Enlèvement au sérail de Mozart, « Concert Vienne fin de siècle » (Lieder avec orchestre de A. von Zemlinsky, G. Mahler et F. Schreker), enfin « Récital An die Musik » (Lieder, airs d’opéra et d’opérettes signés Schubert, Brahms, Berg, Johann Strauss II)… Au terme de la compétition (Finale le 4 mars 2017), seront attribués 5 Prix : Le Prix du public “Bernard Plantey” : En l’honneur du fondateur du Centre lyrique, il récompense un finaliste désigné par le vote du public présent le 4 mars 2017 (valeur : 1 000 euros). Le Prix du Jeune Public “Ville de Clermont-Ferrand” (valeur: 1000 euros) Le Prix du Centre Français de Promotion Lyrique (valeur : 1000 euros) Le Prix spécial “Centre lyrique Clermont-Auvergne” (valeur : 1000 euros). ___________ Déroulement : Demi-finale, JEUDI 2 mars 2017 14h – 17h et 20h – 23h Finale, le SAMEDI 4 mars 2017 à 15h ___________ Le 25è Concours international de chant de Clermont-Ferrand en chiffres : 359 chanteurs de 54 nationalités, 143 sélectionnés pour les auditions, 111 ont validé leur inscription : soit 35 nationalités différentes ; 50 Sopranos, 21 Mezzo-Sopranos, 24 Ténors, 8 Barytons, 8 Basses. Âge moyen : 34 ans. Jury du 25è Concours : Président : Raymond Duffaut Président du Centre Français de Promotion Lyrique, Conseiller artistique de l’Opéra Grand Avignon Membres du Jury 2017 : Eva Märtson, professeur de chant au conservatoire de Hanovre, Conseillère artistique de l’Opéra de Tallin, ancienne Présidente de l’Association internationale des cercles Richard Wagner Amaury du Closel, directeur musical d’Opéra Nomade, du Forum Voix Etouffées Roberto Forés Veses, directeur musical de l’Orchestre d’Auvergne Jeff Cohen, pianiste Richard Martet, rédacteur en chef d’Opéra Magazine Pierre Guiral, directeur de l’Opéra du Grand Avignon Xavier Adenot, directeur de production de l’Opéra de Massy Frédéric Roels, directeur de l’Opéra de Rouen Normandie Julien Caron, directeur du Festival de La Chaise-Dieu Pierre Thirion-Vallet, directeur général et artistique du Centre lyrique Clermont-Auvergne ______________ Biennale, le Concours international de chant de Clermont-Ferrand distingue les tempéraments vocaux les plus convaincants et leur offre des engagements (opéras, concerts, récitals…). L’édition 2017 concerne 3 productions / programmes programmés dans les saisons prochaines : L’opéra L’Enlèvement au sérail (Die Entführung aus dem Serail) de W.A. Mozart. Singspiel en trois actes K. 384 (Version scénique – Chantée et parlée en allemand, diapason 440) Rôles recherchés : Konstanze , soprano Belmonte , ténor Blonde , soprano Pedrillo , ténor Osmin , basse Direction musicale (création) : Roberto Forés Veses / Mise en scène : Emmanuelle Cordoliani / Orchestre d’Auvergne / nouvelle production : Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand / répétitions à partir du 11 décembre 2017. Représentation : 11, 13 et 15 janvier 2018. Diffusion dans le cadre des saisons 2017 – 2018 et 2018 – 2019 : Opéra Grand Avignon : 18 et 20 février 2018 / Opéra de Rouen Normandie : 4, 6, 8 et 10 avril 2018 / Opéra de Massy : 25 et 27 mai 2018 / Opéra de Reims : janvier 2019 (2 représentations). Concert Vienne fin de siècle Lieder avec orchestre de A. von Zemlinsky, G. Mahler et F. Schreker. Tessiture recherchées : Une Mezzo-soprano ou un Baryton Musiques d’Alexander von Zemlinsky : Sechs Gesänge opus 13 – 6 Lieder opus 13 / Gustav Mahler : Lieder eines fahrenden Gesellen – Chants d’un compagnon errant / Franz Schreker : Fünf Gesänge – 5 Lieder pour voix grave. Informations : Amaury du Closel (direction musicale) / Version pour orchestre de chambre Concerts : Festival de La Chaise-Dieu / août 2017 ; Clermont-Ferrand : février – mars 2018 ; Strasbourg : Forum Voix Etouffées / février – mars 2018 Récital An die Musik Lieder, airs d’opéra et d’opérettes Tessitures recherchées : 2 voix - soprano, mezzo, ténor, baryton ou basse. Musiques : Franz Schubert, Johannes Brahms, Alban Berg et Johann Strauss. Information : Jeff Cohen (piano) / Récital : Clermont-Ferrand / février – mars 2018. _______________ Toutes les informations sur le site du CONCOURS INTERNATIONAL DE CHANT DE CLERMONT-FERRAND REPORTAGE VIDEO : focus sur le dernier CONCOURS de chant de Clermont-Ferrand, 24è édition, février 2015, avec la distinction de la jeune mezzo soprano Elsa Dreisig pour le rôle de Rosina dans Le Barbier de Séville. REPORTAGE VIDEO. Concours de chant de Clermont-Ferrand 2015.Edition biennale, le Concours international de chant lyrique de Clermont Auvergne se déroule à l’Opéra Théâtre de Clermont Ferrand. Fondé en 1985, le Concours est organisé par le Centre lyrique Clermont-Auvergne (dirigé par Pierre Thirion-Vallet) qui depuis 1998 conçoit aussi la saison musicale de l’Opéra de Clermont-Ferrand. Comme à son habitude et selon son fonctionnement, la Compétition cherchait à distribuer plusieurs rôles dans trois programmes/productions nouveaux bientôt à l’affiche de l’Opéra de Clermont et ensuite dans plusieurs autres villes à l’occasion de tournées. Car le Concours ne remet pas de prix : il offre des engagements pour les chanteurs les plus prometteurs. En février 2015, le jury choisit à distribuer Le Barbier de Séville de Rossini, Acis et Galatée de Haendel mais aussi distinguer la soprano créatrice d’une nouvelle pièce lyrique du compositeur Oscar Bianchi, membre du jury. Grand reportage vidéo en deux volets sur un Concours exemplaire, tant par la diversité des profils accueillis que son fonctionnement singulier © CLASSIQUENEWS.COM. Et aussi VOLET 1/2 : entretiens avec Pierre Thirion-Vallet, Amaury du Closel, Damien Guillon, Hélène Walter, Oscar Bianchi…

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13 février

Schubert chanté au sommet au Théâtre des Champs – Élysées

Le TCE vient de faire à Paris, et à Schubert, le plus magnifique des cadeaux. En trois soirées se suivant, mais coupées chaque fois d’un jour de relâche, Matthias Goerne et Leif Öve Andsnes ont donné des exécutions mémorables de Die Schöme Müllerin d’abord, puis Winterreise, enfin Schwanengesang —ordre chronologique, ou plutôt biographique (la vie de Schubert, surtout en cette phase finale, étant si strictement confondable avec son œuvre, réduite à son œuvre), strict. Il faut insister là-dessus, car la renommée devenue mythique de Winterreise depuis une trentaine d’années fait qu’on l’imagine étant chez Schubert point final, climax, dernier mot : et il n’en est rien, comme l’a montré avec éclat le Schwanengesang du troisième soir, réellement final, lui, et qui prouve que le tout dernier Schubert, celui des dernières semaines, avait encore quelque chose à dire qu’il n’avait pas trouvé avant, qu’il n’aurait pu dire avant. Ni les Heine qui achèvent Schwanengesang sans le conclure (ni rien conclure), ni les trois dernières Sonates dites posthumes n’auraient pu être écrites avant. C’est une entreprise en soi de réunir deux partenaires chacun dans la catégorie où il joue champion absolu, reconnu. Une soirée de lieder, ce n’est pas du beau chant qu’un instrument se contente d’accompagner, en valet stylé. C’est, Schubert ou Schumann ou Fauré ou Hugo Wolf étant ce qu’ils sont, une recherche de sonorités compatibles, une renonciation aussi de la part de chacun à des qualités qui lui sont propres, qui font son propre succès, mais desserviraient l’équilibre du travail à deux. On a vu autrefois Lili Kraus brûler du désir de monter un programme de récital avec Sena Jurinac. Elles n’en ont jamais trouvé le temps, ne serait-ce que pour un premier déchiffrage : pour se donner à elles-mêmes le plaisir d’avoir fait trois lieder de Brahms ensemble. Goerne et Andsnes se connaissent depuis longtemps. En 2003 à Rysör, île du fjord d’Oslo où le pianiste avait son festival, on l’a entendu accompagner à Goerne une Müllerin, d’abord des Chants Sérieux de Brahms aussi, inoubliables. Où, comment ont-ils trouvé, pris le temps d’interrogation ensemble, de reprises, de suggestions ? Le fait est qu’ils sont arrivés à ce qu’il y a de plus miraculeux dans l’ordre de la collaboration artistique. Ils semblent n’avoir pas un regard l’un pour l’autre, ne pas faire attention l’un à l’autre. On n’a jamais vu Goerne aussi engagé dans la sorte de chorégraphie corporelle qui lui est propre selon les seules nécessités de son souffle à distribuer, de la relative intensité du son à produire. Et comme il fait un usage extrême (pour ne pas dire extrémiste) et d’un ambitus dynamique hors du commun, et d’une tessiture sollicitée aux deux bouts, on le verra plonger ou se redresser ou se détourner, selon : mais en tout cas seul dans son job. Andsnes pour sa part paraît imperturbable. Svelte, assis droit, appliqué, regardant droit devant lui et jouant droit devant lui. Sa sonorité peut être cinglante, mais elle est naturellement percutante et percussive, capable d’ailleurs de la plus subtile et simple douceur quand il y a lieu. Mais, certes, il trace et suit son propre chemin, et n’en arrange pas les méandres ou accentuations pour faire à l’autre le pas plus facile. Ainsi indépendants absolus l’un de l’autre, et chacun travaillant à donner le meilleur (ce qui sonne le plus plein) de lui-même, dans ses propres termes à lui, pourtant leur complicité se révèle à tant de détails, mais des détails pour musiciens. Notamment dans la Müllerin au moins par deux fois, dans Die liebe Farbe mais surtout Morgengruss, il n’est pas interdit de se dire que des deux c’est Andsnes qui assumait la fonction vérité et même la fonction chant, Goerne se contentant d’assumer la fonction texte. Assez ineffablement, pour qui tâche de suivre ce qui se passe dans la Müllerin, ses douloureux enjeux, à la fin de chaque strophe de Morgengruss c’est un avertissement, un pressentiment, une alarme dans le piano d’Andsnes qui venait démentir ce que le texte continue à prétendre : et là où la voix continue de parler de gaie matinée ensoleillée et de robe qui paraît derrière la fenêtre ouverte, le piano chantait à voix nouée qu’il ne faut pas y croire ; que c’est le commencement de la fin. La façon dont la fin du cycle montait, s’intensifiait, plus pauvre de moyens et de mots, dans sa nudité désormais avouée, douloureuse, serrait la gorge. Sublime parcours initiatique où jamais on n’avait vu personne (et on en a vu) pas même eux deux, entraîner l’auditeur vers une telle vérité d’âme, à peine soutenable qui, en fin d’ultime berceuse (Des Baches Wiegenlied) a été accueillie par un silence stupéfait, qui a duré… Mais aussi le déroulé même de la Müllerin n’est qu’accumulation progressive, continuité (avec, entre, les silences d’un cœur qui ne s’explique pas). Il permet, il demande cet investissement progressif, qui va devenir suffocant. Winterreise est un voyage aussi, mais avec ses étapes bien marquées et très clairement désignées : individualisées d’ailleurs à chaque fois par l’état d’âme qui s’y confond (pour nous) avec le paysage ; plus les acolytes ou accessoires, mais parfaitement signifiants, qui ponctuent et décorent (ou meublent, peuplent) le parcours : girouette, corneille, feuille qui tombe, feu follet, poteau indicateur, ou engourdissement encore, qui peut passer pour un état d’âme. Vingt étapes : et de l’imagé, pour ne pas dire, délibérément, du pittoresque, d’ailleurs dépeint en figuralisme musical comme tel. Ainsi Winterreise est tout rempli d’accidents de parcours, qui à chaque fois racontent leur propre histoire : et non pas le dévoilement progressif, à ce très jeune voyageur débutant qu’était notre apprenti meunier, de son propre destin, de sa propre identité —et de ce que, hélas, die Liebe tut, l’amour nous fait. Chacun de ces tableaux (ou étapes) invite à l’expression, et même expressionnisme. Ce sont de très étranges figures, et qui derrière le trop attendu Caspar Friedrich évoquent bien plutôt le Goya le plus nu et le plus douloureux, qui passent dans ce paysage-là. C’est très légitimement que Goerne ici ira chercher lui aussi son début de souffle, et son minimum de timbre, jusque vers le sol, se redressant de toute sa stature et à gorge déployée pour clamer en fin de même étape, comme y invite si souvent l’intensification de tessiture assez asphyxiante qui intervient en fin de tant de lieder, Gefrorne Thränen, Einsamkeit etc —là où on se disait que tout était écrit et décrit de dedans, que ça allait être introspectif, mais lisse. Des effets donc, et nombreux, en accord avec le texte et pour le théâtraliser. Prodigieuse assimilation de la part de Goerne, et façon sidérante d’habiter le moindre moment du texte, le moindre accident du paysage, en lui donnant un sens. Arrivé là, on peut se dire qu’il y a longtemps, très longtemps, quand Winterreise n’était pas culte, mais tout simplement terre inconnue, mystère, le jeune Hotter de 43/44, le jeune Anders (et ténor, lui !), nous faisant ce parcours plus lisse, moins extériorisé, nous le faisaient aussi hypnotique, avec effet immense pour moindre dépense. Il faut dire que la surprise absolue, le miracle des trois soirées, ce fut pourtant la dernière, qui pourtant promet moins. Schwanengesang a mauvaise presse, ou médiocre du moins. Simple collection (ou collecte) de lieder qui se trouvent être les derniers de Schubert, mais combien disparates, et d’un disparate encore accentué par le fait que six Heine s’y trouvent groupés, bloc absolu, homogène ou presque de thématique et de couleur d’âme ; toute première fois où Heine se trouve mis en musique par un pair (Schumann ne viendra que dix ans plus tard). Comment pareil groupe ne ferait il pas basculer l’ensemble de ce Schwanengesang ? Typiquement, des trois soirées, celle-ci était la moins fréquentée et dut sans doute une tardive affluence (en période de vacances scolaires, période maudite pour les concerts) à la rumeur qui grandissait avec les deux premières. Typiquement aussi, Winterreise, qui est devenu culte, faisait le plein d’emblée… Cette dernière soirée était pourtant rendue prodigieusement attirante par un bonus de taille, les Drei nachgekassene Klavierstücke qu’Andsnes jouerait en début de programme. Là on a pu l’entendre, lui, à plein. Et Schubert aussi, à plein. Ce son mâle, décidé, sans complaisance, tranchant tant il est net, est en même temps capable des plus sobres (et saisissants) attendrissements dans la capacité de varier, de reprendre et de moduler qui est protagoniste véritable de cette musique pour piano ultime chez Schubert, qui se fait à elle-même (et au pianiste aussi) la partie si difficile par son ressassement, son absence de pittoresque et d’accidents (d’états d’âme), son dépouillement qui pourrait être à l’infini. Salle subjuguée, transportée. Schubert à son plus plein. Et un pianiste à la fois à son plus engagé et performant, et à son plus effacé. Un apôtre. Personne ne joue Schubert ainsi. Ou plutôt plus personne, depuis que Serkin n’est plus là pour montrer combien on est plus lyrique, plus chantant même, quand on s’oblige à être nu d’effet et strict de ton. Il faut bien dire qu’ensuite les deux complices —on pourrait dire ici les deux compères—, se sont montrés tout simplement déchaînés. Ils sont restés capables de douceur, exemplairement soft l’un et l’autre dans le délicat Herbst qui s’insère en milieu de Schwanengesang. Le Liebesbotschaft inaugural avec son ruisseau qui va, la Fischermädchen en milieu de Heine, et même la Taubenpost en toute fin de parcours (et en bis légitime : c’est la toute dernière mélodie. Les deux autres soirs n’étaient pas concevables avec un bis), ces trois-là ont été chantés comme on a l’habitude d’entendre chanter dans un liederabend —un peu mieux seulement, et avec des moyens vocaux et pianistiques plus palpables qu’avec quelqu’un d’autre (qui que ce soit d’autre) aujourd’hui. Et les longues syllabes étirées, les i de geliebte Antlitz qui éclairent le mystère d’Ihr Bild étaient capables d’un modelé lumineux, stupéfiant en vérité juste après les déchaînements sonores extrémistes (pour la voix comme pour le piano) que venait de faire entendre Atlas !! Mais ailleurs ! On a admiré, simplement suffoqué d’admiration, le jusqu’au-boutisme, l’intégrité, avec lesquels ils ont donné Kriegers Ahnung et surtout In der Ferne, les habituels sacrifiés de Schwanengesang, où personne n’ose insister. Ici, osant la plastique absolue de phrases déployées et tenues en pleine sonorité, ils en ont fait à deux, In der Ferne surtout, des expériences inoubliables. Il va sans dire pourtant que les Heine nous réservaient davantage. Des estompes ; du mystère nébuleux et délétère ; l’espace ambigu du ressentiment, si malaisé à traduire en musique. Ici l’expressionnisme revendiqué de Goerne et le piano souverainement contrôlé dans ses attaques comme dans ses estompes ont créé la même continuité hypnotique qui caractérisait la fin de la Müllerin, mais dans des couleurs autrement aventurées ; avec chez Goerne une déclamation en plein ambitus, du murmure hanté (hantant) au fracassant. Je ne me souviens pas de beaucoup de soirées où un chanteur ait littéralement asséné en trois quarts d’heure un tel poids de son, poids d’émotion, poids de vérité. Shakespearien ! Mais schubertien. Semaine prodigieuse. Merci au Théâtre, merci aux deux, merci à Schubert. Théâtre des Champs-Élysées – 6, 8, 10 février 2017

Johannes Brahms
(1833 – 1897)

Johannes Brahms (7 mai 1833, 3 avril 1897) est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand. Johannes Brahms est l'un des plus importants musiciens de la période romantique et est considéré par beaucoup comme le « successeur » de Ludwig van Beethoven. Sa première symphonie a été décrite par Hans von Bülow comme étant « la dixième symphonie de Beethoven ». Brahms a passé la plupart de sa carrière à Vienne où il était l'une des figures importantes sur la scène musicale. Il a composé pour piano, musique de chambre, orchestre symphonique, et pour voix et chœurs. À la différence d'autres grands compositeurs de musique classique, Johannes Brahms n'a jamais composé d'opéras. Étant également un pianiste virtuose, il a donné la première représentation de beaucoup de ses compositions ; il a aussi travaillé avec les musiciens célèbres de son époque, dont notamment la pianiste Clara Schumann et le violoniste Joseph Joachim. Brahms était un perfectionniste intransigeant qui a détruit beaucoup de ses travaux et laissé quelques-uns non publiés. Brahms était à la fois un traditionaliste et un novateur. Sa musique utilise largement les structures et techniques de compositions des maîtres baroque et classiques. Il était un maître du contrepoint, une méthode de composition rigoureuse pour laquelle Bach est célèbre, ainsi que du développement musical, une technique de composition introduite par Haydn, Mozart et Beethoven. Alors que beaucoup de ses contemporains ont critiqué sa musique qu'ils ont trouvée trop académique, ses œuvres ont été admirées par la suite par des personnalités aussi diverses que le progressiste Arnold Schoenberg et le conservateur Edward Elgar.



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