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Musique classique et opéra par Classissima

Johannes Brahms

dimanche 24 septembre 2017


Classiquenews.com - Articles

22 septembre

Lille : l’ONL joue l’intégrale de Daphnis et Chloé

Classiquenews.com - Articles LILLE, ONL. Ravel : Daphnis. Les 22 et 23 septembre 2017. Ravel chorégraphique et antique en ouverture de la nouvelle saison de l’Orchestre national de Lille. Alexandre Bloch, directeur musical de l’ONL Orchestre national de Lille joue les 22 et 23 septembre 2017 l’intégrale du ballet néo antique, Daphnis et Chloé (qui comporte outre sa sensualité rayonnante et son lever du soleil légendaire – vrai manifeste de la musique impressionniste, en réalité « climatique » et atmosphérique, le rire collectif le mieux orchestré de l’histoire (et avec originalité) – quand le vacher Dorcon finit sa danse « grotesque » et est raillé par tous (c’est qu’il n’a pas la grâce élastique et gracile du beau Daphnis). Aux côtés du désir naissant entre Daphnis et Chloé (le cycle ainsi programmé à Lille est intitulé « Passions adolescentes »), Ravel compose dès 1909, en trois parties, un hymne à la vie, à l’amour… à cet Eros surgissant, à la fois inquiétant et fascinant, de l’ombre, tel qu’il se précise à la fin de la première partie : c’est Pan, esprit de la nature qui est célébré (par les nymphes inquiétées après le rapt de Chloé par le pirate Bryaxis) et avec lui, les forces ineffables de l’élan, du mouvement, de l’attraction. C’est Pan encore qui sauvera la belle captive, permettant aux deux adolescents de se retrouver. Le Dieu caché se souvient de la nymphe Syrinx dont il était épris, elle aussi captive… Ravel conclut son ballet par une danse collective générale, la fameuse bacchanale. Le compositeur offre au livret et à la chorégraphie de Michel Fokine, une musique imprégnée de son idéal antique inspiré par la Grèce telle qu’elle se dévoile sous les pinceaux des peintres néoclassiques de la fin du XVIIIè. Sommet de la musique française post romantique, Daphnis fut balayé pourtant par la fureur agressive et percutante, onirique et fantastique du Sacre du printemps de Stravinsky en mai 1913 (également créé dans le cadre de la saison des Ballets Russes à Paris). En danse, Daphnis demeure le rôle clé de Fokine puis de Serge Lifar. En 2014, Philippe Jordan, autre chef inspiré par la parure scintillante d’un orchestre raffiné a enregistré une version magistrale de Daphnis et Chloé (LIRE notre compte rendu critique du cd Daphnis et Chloé de Ravel par Philippe Jordan) http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-maurice-ravel-daphnis-et-chloe-philippe-jordan-1-cd-erato-2014/ Pour cet automne 2017, rien ne pouvait mieux célébrer les forces de la Nature et le désir à l’oeuvre que le ballet de Ravel, composé en 1912 pour les Ballets Russes de Serge de Diaghilev (et avec les costumes oniriques de Léon Bakst, créateur de l’inoui). C’est pour l’Orchestre national de Lille, associé au choeur requis pour l’occasion (Philharmonia Chorus), une nouvelle démonstration de cohésion sonore et d’articulation instrumentale, stimulée par le sens de l’architecture d’Alexandre Bloch. 2 représentations événements, ce soir et demain. —————————— LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle Vendredi 22 septembre 2017, 20h Samedi 23 septembre 2017, 18h30 Le 23 septembre à 16h, rencontre débat sur le programme joué ensuite à 18h30. Ravel : Daphnis et Chloé (1912) (Ballet intégral) Direction : Alexandre Bloch Orchestre National de Lille Philharmonia Chorus Couplé avec le Concerto pour violon de Brahms Violon: Veronika Eberle En tournée en région : mardi 26 septembre 2017, 20h Valenciennes – Le Phénix mercredi 27 septembre, 20h Ennetières-en-Weppes – Complexe Sportif et Culturel Version sans chœur / Violon Erik Schumann Approfondir Léon Bakst, créateur des costumes pour les ballets de Serge de Diaghilev… http://www.classiquenews.com/leon-bakst-magicien-des-arts-de-la-scene/ —————————— PROCHAINS CONCERTS DE L’ONL Prochains concerts de l’ONL Orchestre National de Lille : DIVINE DIVA, avec la soprano DIANA DAMRAU qui chante en français l’opéra romantique en particulier MEYERBEER (ONL, direction : Lukas Borowicz) – le programme reprend en partie les extraits d’opéras de Meyerbeer de son dernier cd, édité en septembre 2017 : “Grand Opera”, CLIC de classiquenews de septembre 2017 . Diana Damrau avec l’ONL chante Meyerbeer, Verdi, Massenet… mardi 3 octobre 2017 à PARIS, Philharmonie. Et aussi en tournée… A NE PAS MANQUER aussi : les 20 et 21 octobre 2017, Lille et Liège, Une vie de héros, fresque flamboyante autobiographique de Richard Strauss, sous la direction d’Alexandre Bloch / Le 20 octobre 2017 à Lille, présentation de l’oeuvre straussienne à 18h45, au Nouveau Siècle par Hèctor Parra , compositeur en résidence et remarquable vulgarisateur…

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17 septembre

Somptueux Brahms par Vadim Gluzman, mais trop centré sur le soliste

Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour violon et orchestre ; Sonate pour violon et piano n°1 ; Scherzo pour violon et piano tiré de la sonate « F.A.E. ». BIS-2172 (SACD) Vadim Gluzman (violon), Orchestre symphonique de Lucerne, James Gaffigan ; Angela Yoffe (piano). Enregistrements réalisés en novembre 2015 à Lucerne et Juillet 2015 à Brême. Notice trilingue : français, anglais et allemand. Durée : 72’48’’.




MusicaBohemica

16 septembre

Une lettre de Spillville

Une lettre de SpillvilleAlors qu'il s'apprête à quitter Spillville, dans l'Iowa, pour rejoindre New York et entamer la deuxième année au poste de Directoire du Conservatoire, Antonín Dvořák écrit le 15 septembre 1893 à son ami le Dr Emil Kozánek, de Kroměříž en Bohême. Cette lettre nous donne des informations précieuses sur le séjour du compositeur. Dans cette région encore sauvage, une importante communauté tchèque a réussi à s'implanter et à prospérer depuis alors quatre décennies. On découvrira ci-dessous les impressions contradictoires, inspirées par la chaleur de l'accueil et les immensités de l'Iowa, à la fois admirables et attristantes - dont on trouve peut-être l'écho dans les deux grandes pages écrites à cet endroit, le Quatuor "Américain" op. 96 et le Quintette op. 97. Il faut garder à l'esprit qu'un tel panorama, où de grandes fermes sont séparées par une demi-douzaine de kilomètres de campagne, était proprement stupéfiant pour un Européen, de surcroît habitant Manhattan depuis huit mois. Et l'on peut imaginer le choc pour Dvořák de retrouver une nature qu'il aimait tant ! La lettre se termine sur des nouvelles musicales et de nouveaux projets. La postface détaille ce qu'il devait advenir de ces promesses. Dans l'église St Wenceslaus de Spillville Photo Alain CF, juin 2017 *** Lettre d'Antonín Dvořák au Dr Emil Kozánek, Kroměříž, Bohême  15/9 1893. Spillville, Winneshiek Co., Iowa. Cher ami, Votre dernière lettre du 26 août est bien arrivée et j’ai été très content de la recevoir. Merci. Vous désirez que je vous écrive en retour de Spillville – et c’est maintenant ou jamais car nous partons demain, samedi, en passant par Chicago et les Chutes du Niagara, ensuite nous rejoindrons directement New York où je reprends le travail le 21 septembre. Nous nous souviendrons toujours avec joie des trois mois passés à ici à Spillville. Nous avons adoré cet endroit malgré une chaleur parfois éprouvante. Mais nous avons apprécié de retrouver des gens de chez nous, nos paysans tchèques, et cela nous a empli de joie. Sans cela, jamais nous ne serions venus ici. Spillville est une implantation purement tchèque, fondée par un certain Allemand bavarois nommé Spielmann, qui a baptisé cet endroit "Spill-ville". Il est mort il y a quatre ans, et le matin quand je vais à l’église, mon chemin longe sa tombe et d’étranges pensées emplissent toujours mon esprit à sa vue comme à celle des nombreux autres paysans tchèques dans leur repos éternel. Ces gens sont venus ici il y a une quarantaine d’années, surtout des environs de Písek, Tábor et Budějovice. Tous les plus pauvres parmi les pauvres, qui ont dû surmonter des épreuves et travailler dur pour enfin s’établir dignement ici. J’ai aimé côtoyer ces gens et ils m’ont manifesté beaucoup d’affection en retour, surtout les grands-mères et les grands-pères se réjouissaient que je leur joue à l’église "Bože před Tvou velebností" et "Tisíckrát pozdravujem tebe". Je suis devenu très ami avec le Père Bily, tout comme nos enfants. Nous allions souvent rendre visite à des fermiers tchèques à 4 ou 5 miles plus loin. C’est très étrange ici. Peu de gens, et beaucoup d’espace vide. Le plus proche voisin d’un fermier se trouve souvent éloigné de 4 miles, [et] surtout dans les prairies (je les appelle le Sahara) il n’y a que des champs et des prairies à perte de vue, et c’est tout ce que l’on peut voir. On n’y croise pas une âme (ici les gens ne vont qu’à cheval) et on voit avec plaisir dans les bois et les prairies d’immenses troupeaux de bétail qui, été comme hiver, sont à l’air libre pour paître dans les vastes domaines. Les hommes vont dans les forêts et les prairies traire les vaches à l’endroit de leur pâturage. Et c’est aussi très « sauvage » ici et parfois très triste – triste jusqu’au désespoir. Mais tout est question d’habitude. Je pourrais continuer et vous raconter des bien des choses curieuses sur cette Amérique… Parlons d’autre chose. Il y a peu nous sommes allés au Nebraska, dans la ville d’Omaha, où il y a aussi beaucoup de Tchèques. Je suis allé visiter M. Rosewater (un Tchèque de Bukovany). C’est un ami personnel de Harrison et Cleveland et de beaucoup d’hommes politiques importants. Il est devenu riche ici et son magazine, the Omaha Bee, est le plus influent dans l’Ouest et, d’une façon générale, l’homme est tenu en haute estime et respecté. Nous sommes restés avec lui pendant les trois jours de notre séjour. Dans la soirée, des Tchèques sont venus me jouer un « standerl » et puis quand nous sommes partis, une fanfare américaine est venue nous jouer quelques pièces. Comme vous pouvez l’imaginer, nous n’avons pas échappé à un banquet. Nous en étions enchantés, les Tchèques étaient formidablement heureux tout comme moi. Omaha se trouve à 400 miles d’ici et ensuite nous sommes allés visiter – devinez un peu – le Père Rynd que j’avais rencontré lors de la Journée Tchèque à Chicago et savez-vous où ? dans le Minnesotta, dans la ville de St Paul, à 400 miles du Nebraska où il y a aussi beaucoup de Tchèques. C’est un Morave de Kojetín et peut-être qu’un jour nous voyagerons ensemble. J’espère de tout mon cœur pouvoir me payer une visite à la maison en Bohême, si mon contrat est reconduit ou même s’il ne l’est pas, qu’importe, je dois revoir la Bohême.  J’entends dire que les journaux là-bas écrivent que que voudrais rester pour de bon en Amérique ! Oh non, jamais ! Je me sens très bien ici, Dieu soit loué, je suis en bonne santé et je travaille bien et je sais que, au sujet de ma nouvelle symphonie, le quatuor en fa majeur et le quintette (écrits ici à Spillville) jamais je n’aurais écrit ces œuvres « comme cela » si je n’avais pas vu l’Amérique. Vous les entendrez plus tard, après leur exécution à New York. Simrock m’a écrit et a tout acheté et j’espère ainsi qu’au printemps vous entendrez parler de ces œuvres. Le « Dumky », les ouvertures, la symphonie, le quatuor, le quintette, le rondo, etc., tandis que le Te Deum et The American Flag pour chœur et orchestre seront sans doute publiés par Novello. J'ai maintenant hâte de commencer Záhořovo lože !! Si j'y arrive aussi bien qu'Erben, ce sera all right ! Meilleures salutations ! votre Antonín Dvořák Traduit par Alain Chotil-Fani à partir de la correspondance éditée (voir l'entrée KUNA Milan dans la bibliographie) et de la traduction anglaise exposée au Musée Dvořák de Spillville. *** PostfaceDvořák avait vu juste au sujet de Simrock : l'éditeur prussien allait bien publier ses œuvres instrumentales. Dans un courrier de début juillet 1893 (la date exacte n'est pas certaine), le compositeur avait posé ses conditions : Trois ouvertures pour orchestre (Dans la Nature, Carnaval, Othello) 2000 marks Trio Dumky 2000 marks Symphonie en mi mineur [du Nouveau Monde, pas encore créée à cette époque] 2000 marks Rondo pour violoncelle 500 marks Quatuor en fa majeur [dit "Américain", achevé au mois de juin 1893] 500 marks Tranquillité pour violoncelle 500 marks Total 7500 marks Simrock accepta le "paquet" et paya la somme souhaitée, qui représentait alors environ un mois et demi du salaire du Directeur de Conservatoire de New York. Le tarif de la Symphonie en mi mineur reste étonnamment bas, si l'on songe que le même éditeur avait déboursé pas moins de 15.000 marks pour la 1ère Symphonie de Johannes Brahms. En vertu d'un accord tacite (qui n'avait pas cependant l'assentiment de Simrock), Dvořák proposait en priorité ses cantates et oratorios à Novello (voir ici), c'est pourquoi il mentionne cet éditeur anglais au sujet du Te Deum et de The American Flag. Mais Novello ne devait plus rien publier de Dvořák à la suite du Requiem (1890) : le Te Deum apparaîtra en définitive au catalogue Simrock et The Americain Flag sera acheté par la firme d'édition new-yorkaise Schirmer. Dvořák mentionne enfin la ballade Záhořovo lože (le Lit de Záhor) écrite par Karel Jaromir Erben comme source d'inspiration pour une nouvelle oeuvre. Il avait sans doute à l'esprit une cantate qu'il pourrait présenter au Festival de Cardiff, comme il ressort d'une correspondance avec Alfred Littleton (propriétaire de Novello) du 17 novembre de cette même année 1893. Si cette oeuvre ne fut jamais réalisée, Dvořák se souviendra des ballades d'Erben pour quatre de ses poèmes symphoniques écrits après son retour définitif en Europe. A Omaha, Dvořák fut accueilli par Edward Rosewater, alors une sommité dans le monde de la presse et de la politique. Tout comme Dvořák, il est né en 1841. Cet enfant d'une famille juive (Rosenwasser) de Bukovany, au sud-est de Prague, est installé aux Etats-unis depuis 1854. Abolitionniste convaincu, il s'engage du côté de l'Union pendant la Guerre de Sécession et poursuit son action politique au service des Républicains. Il fonde le quotidien Omaha Bee en 1870 et édite en parallèle Pokrok Západu (le Progrès de l'Ouest), premier journal en langue tchèque de la ville. Rosewater était un polémiste redouté, n'hésitant pas à soulever de vives controverses pour défendre ses convictions. Il décède en 1906 après avoir fondé l'American Jewish Committee, organisation encore active de nos jours. Dans sa lettre, Dvořák indique que Rosewater côtoyait aussi bien Benjamin Harrison que Grover Cleveland : le premier, Républicain, a présidé le pays de mars 1889 à mars 1893 ; il succédait au Démocrate Cleveland qui fut aussi son successeur direct, par conséquent le président en activité pendant l'été 93. Si, à Omaha, on joua un standerl - mot qui désigne vraisemblablement de la musique légère d'influence bavaroise - pour honorer le compositeur, celui-ci avait d'autres sources d'inspiration pour réjouir les "anciens" de Spillville, quand il leur jouait de l'orgue chaque matin à l'Eglise St Wenceslaus. Les hymnes catholiques "Bože před Tvou velebností" et "Tisíckrát pozdravujem tebe", dédié à Marie, sont présentés dans la traduction anglaise de la lettre de Dvořák sous les titres God before Thy Majesty et A Thousand Times we greet Thee. On en trouve plusieurs interprétations sur la toile, en voici deux : Alain Chotil-Fani, septembre 2017



Classiquenews.com - Articles

14 septembre

Compte-rendu, concert. Lagrasse, église Saint-Michel, le 1er septembre 2017. Festival de musique de chambre des Pages Musicales de Lagrasse.

Compte-rendu, concert. Lagrasse, église Saint-Michel, le 1er septembre 2017. Festival de musique de chambre des Pages Musicales de Lagrasse. Mozart. Brahms. Mendelssohn. Ospital. Adam Laloum, piano. Lagrasse est un village sis auprès d’une belle abbaye cistercienne qui garde son authenticité irréelle, protégée de la mondialisation banalisante. Sous la direction artistique du pianiste Adam Laloum s’y déroule la troisième saison de musique de chambre des Pages Musicales de Lagrasse au début du mois de septembre. Le public est de plus en plus nombreux, il y goûte une musicalité raffinée et heureuse, dans un cadre apaisant et chaleureux. Adam Laloum sait partager avec le public le plaisir qui le lie à ses amis et complices. Ainsi chaque concert permet à de nombreux artistes de jouer ; Adam Laloum invite aussi des amis pianistes et il lui arrive avec un bonheur communicatif, de devenir tourneur de pages… Le pianiste est un chambriste accompli qui sait s’entourer de musiciens complices de grand talent. LAGRASSE : un festival pas comme les autres Ainsi il a fondé son trio « Les Esprits » avec la violoniste sensible Mi-Sa Yang et le violoncelliste surdoué, Victor Julien-Lafferière qui vient de remporter le premier prix du concours Reine Elisabeth de Belgique (juin 2017). Le surmenage a obligé ce dernier à renoncer à participer à ce festival de Lagrasse 2017. Souhaitons bon repos à cet artiste si talentueux. C’est donc Yan Levionnois qui en toute amitié l’a remplacé dans les concerts de l’édition 2017 avec de minimes changements de programmes bien compréhensibles. Rendons hommage au courage et à la fidélité amicale de ce violoncelliste talentueux. Dans la première Sonate pour violoncelle et piano de Brahms, Adam Laloum et Yan Levionnois ont formé un duo en osmose. Les sonorités tendres partagées, la fougue commune enflammée, les nuances millimétrées, les couleurs variées…, tout fait le délice du public. Les qualités instrumentales de chacun mises au service d’une interprétation flamboyante aux phrasés amples et aux structures lumineuses… captivent continument. Le duo formé avec Tristan Raës au piano est peut être moins fusionnel mais non moins abouti. Les courtes pièces de Webern sont plus exigeantes pour l’auditeur loin de la flamme romantique de Brahms. La beauté étrange de ces pièces a trouvé ce soir, des interprètes sensibles. C’est le premier Trio de Mendelssohn qui a emporté l’enthousiasme du public à son comble. Cette pièce heureuse et variée a bénéficié du charme et de l’énergie communicative de la violoniste Charlotte Juillard. Soliste de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, fondatrice et premier violon du Quatuor Zaide, la musicienne est une chambriste accomplie. Elle irradie du bonheur de jouer. Ses yeux semblent parler à ces collègues et ses sourires aussi. La connivence entre les trois musiciens est jubilatoire. Jeunes, beaux, enthousiastes, talentueux, …ce sont avant tous des musiciens qui aiment s’écouter. D’ailleurs quand ils ne jouent pas, ils écoutent concentrés leurs amis, et lorsqu’ils tournent les pages du pianiste, il est indéniable qu’ils vivent tout musicalement, intensément avec lui. Une particularité de ces concerts est de mettre en valeur le superbe orgue de l’église Saint-Michel. C’est ainsi que le virtuose Thomas Ospital nous a offert en entrée la Fantaisie de Mozart en fa mineur. Puissance et limpidité ont marqué cette interprétation. L’improvisation qui a ouvert la deuxième partie du concert a été époustouflante d’inventivité. Cet instrument fleuron de l’Atelier toulousain Puget est ainsi animé à chaque concert. L’ouverture de la troisième saison des Pages Musicales de Lagrasse a été un vrai succès public avec une église pleine. La conjonction d’un lieu unique et des musiciens si enthousiastes et doués, est une vraie merveille, avec un public particulièrement respectueux et attentif. —————————— Compte rendu concert. Lagrasse. Eglise Saint Michel, le premier septembre 2017. Festival de musique de chambre des Pages Musicales de Lagrasse troisième édition. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Fantasia en fa mineur pour orgue KV.608 ; Johannes Brahms (1833-1997) : Sonate n°1 pour violoncelle et piano n°1 en en mi mineur op.38 ; Thomas Ospital (né en 1990) : improvisation à l’orgue ; Anton Webern (1883-1945) : Trois pièces pour violoncelle et piano op.11 ; Félix Mendelssohn (1809-1847) : Trio avec piano n°1 en ré mineur op.49 ; Charlotte Julliard, violon ; Yan Levionnois, violoncelle ; Thomas Ospital, orgue ; Tristan Raës et Adam Laloum, piano.

Johannes Brahms
(1833 – 1897)

Johannes Brahms (7 mai 1833, 3 avril 1897) est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre allemand. Johannes Brahms est l'un des plus importants musiciens de la période romantique et est considéré par beaucoup comme le « successeur » de Ludwig van Beethoven. Sa première symphonie a été décrite par Hans von Bülow comme étant « la dixième symphonie de Beethoven ». Brahms a passé la plupart de sa carrière à Vienne où il était l'une des figures importantes sur la scène musicale. Il a composé pour piano, musique de chambre, orchestre symphonique, et pour voix et chœurs. À la différence d'autres grands compositeurs de musique classique, Johannes Brahms n'a jamais composé d'opéras. Étant également un pianiste virtuose, il a donné la première représentation de beaucoup de ses compositions ; il a aussi travaillé avec les musiciens célèbres de son époque, dont notamment la pianiste Clara Schumann et le violoniste Joseph Joachim. Brahms était un perfectionniste intransigeant qui a détruit beaucoup de ses travaux et laissé quelques-uns non publiés. Brahms était à la fois un traditionaliste et un novateur. Sa musique utilise largement les structures et techniques de compositions des maîtres baroque et classiques. Il était un maître du contrepoint, une méthode de composition rigoureuse pour laquelle Bach est célèbre, ainsi que du développement musical, une technique de composition introduite par Haydn, Mozart et Beethoven. Alors que beaucoup de ses contemporains ont critiqué sa musique qu'ils ont trouvée trop académique, ses œuvres ont été admirées par la suite par des personnalités aussi diverses que le progressiste Arnold Schoenberg et le conservateur Edward Elgar.



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